Pascale Lambert avec son conjoint Stéphane Vaugeois et ses deux enfants
Brisé le rêve de Pascale Lambert de devenir infirmière
Pascale Lambert, une jeune femme de 32 ans, ne comprend toujours pas son renvoi d’un stage qu’elle effectuait pour parvenir à son but : celui de devenir infirmière auxiliaire. Un milieu qui ne lui est toutefois pas étranger puisque, depuis huit ans, elle occupe un poste de préposée au bénéficiaire au CLSC de l’Érable. «Je n’ai pas fait d’erreur de médicament, je n’ai mis aucune vie en danger», plaide-t-elle, tout en se disant victime d’une injustice de la part du Centre de formation professionnelle Vision 2020.
Tout semblait pourtant bien aller jusqu’à tout récemment. Le cours que suivait Pascale en est un de 1 800 heures. Elle a complété toute sa théorie. Elle avoue deux échecs, mais autant d’examens repris avec succès.
«Avec deux enfants de 2 et de 7 ans, ce n’est pas évident. J’étudiais sur le bord du bain, et le soir, une fois les enfants au lit», raconte-t-elle.
Des stages, Pascale Lambert en fera l’expérience en avril, mai et juin. Des stages réussis. «Ça a bien été, mais c’est certain qu’il y a toujours certains points à améliorer», dit-elle.
L’été passe et voilà que se pointe le stage en médecine que Pascale entreprend le 4 août avec une nouvelle enseignante.
En cours de route, toutefois, le 15 août en soirée, la jeune femme subit une sévère entorse à un talon lors d’une chute à cheval. Le médecin lui conseille de prendre congé de stage le lundi.
Elle reprend le collier par la suite, un peu ralentie par sa blessure. L’affaire se gâte le mercredi 20 août. «On m’a donné deux patients que je connaissais pas, alors que la norme est un patient connu et un autre inconnu, élabore Pascale. L’enseignante m’attribue un gavage à faire, ce que je n’ai encore jamais fait. Alors que je m’y prépare, elle revient en me pressant et en disant : il faut y aller, vite.»
La stagiaire reconnaît avoir commis certaines erreurs. «Mais rien de grave, insiste-t-elle, et on nous dit que nous sommes en apprentissage.»
Pascale Lambert déplore aussi l’attitude de son enseignante. «Elle m’a engueulée devant la patiente.»
L’après-midi même, les deux femmes se rencontrent. «Elle m’a fait part des manquements et m’a servi un premier avertissement», confie Pascale.
Encore blessée au pied, la jeune femme retourne en stage le lendemain, une bonne journée. «Même que l’enseignante nous a félicitées, en disant bravo les filles», se souvient-elle.
Le bonheur aura cependant été de courte durée. Le dimanche matin, Pascale reçoit un appel de l’enseignante pour une rencontre le lendemain après-midi, question de lui annoncer son renvoi. «On m’a signifié que j’étais trop stressée, que je ne ferais pas une bonne infirmière», dit-elle.
Dur choc pour la jeune femme qui avait laissé son travail à temps plein, ne conservant qu’un quart de travail à tous les deux week-ends. «Ça m’a blessée. J’en ai mis des efforts dans mes études, exprime-t-elle. Je voulais faire ce travail. J’aime mon travail de préposée aux bénéficiaires. Mais je désirais aller plus loin, être plus près des patients.»
Apprenant la mauvaise nouvelle, son conjoint Stéphane Vaugeois a éclaté. «Ça m’a tellement choqué. Elle y a mis tant d’énergie. Et elle en mange. Elle aime ça, elle lit beaucoup, elle regarde des documentaires. C’est une perfectionniste. J’ai de la misère à comprendre ce qui arrive, d’autant qu’ils en ont besoin d’infirmières», fait-il remarquer.
L’homme a lui-même fréquenté, jadis, le centre Vision 2020. «J’ai réussi, mais je n’étudiais pas tellement, je n’étais pas intéressé. Mais ma blonde, elle a beaucoup investi là-dedans, elle a de l’expérience. Et puis, un stage, c’est fait pour apprendre», observe-t-il.
Stéphane Vaugeois a téléphoné à l’école pour obtenir des explications. «Le directeur a fait valoir que ses profs étaient compétents. Et on a laissé entendre que ma blonde pourrait se reprendre dans un an.»
Mais toute cette histoire affecte la jeune femme qui choisit, pour le moment du moins, de baisser les bras. «Je n’ai pas le goût de continuer. Ça m’a découragée. De toute façon, j’ai repris mon travail que j’aime avec un quart de jour, ce qui me permet de m’occuper de mes enfants le soir», mentionne Pascale.
La jeune mère, du genre plus effacée, ne tenait pas vraiment à rendre publique son histoire. «C’est mon conjoint qui m’a encouragée à révéler ce que je considère comme une injustice», admet-elle.
Commentaires de la direction
Le directeur du Centre de formation professionnelle Vision 2020, Michel Savard, souligne que Pascale Lambert était une étudiante comme toutes les autres, soumises aux mêmes règles.
«La façon de faire est la même partout en province. En stage, il y a des actions à accomplir. Si on échoue, cela met fin à la formation. Il y a une possibilité de reprise, mais cela doit se faire quand le stage se donne de nouveau», explique le directeur.
Michel Savard précise que les stagiaires s’occupent de vrais patients. «C’est la vraie vie. Il y a des critères établis à respecter. L’étudiante a été évaluée. On l’a rencontrée pour lui expliquer. Quand certaines choses se répètent, le stage peut se terminer avant la fin. On ne le fait pas de gaieté de cœur, mais il faut être objectif. Chose certaine, on ne l’a pas renvoyée à cause de sa personnalité», confie-t-il.
Re Vision 2020, une belle école ! :)
Commentaire mis en ligne le 21 septembre 2008oui c'étais pour faire un ajustement sur le dernier commentaire et sur les autre commentaire, certain commentaire on été modifier sans le concentement de leur auteur, mais c c bien normal ca démontre la non liberté d'expression de votre journal et de la non imparcialité de vision 2020 et si vous etre asser bête pour pencer qu'un élève trouve que 2020 est une bonne école vous etre bien bête, les élève d,aujourd'hui on bien de la difficuté a écrire sans faute et sourtout les étudiant de 2020 et c`est même surprenant que les message de la direction soie sans faute.