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Retour à la vie moderne pour Vicky Côté

Manon Toupin par Manon Toupin
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Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 11:57
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Retour à la vie moderne pour Vicky Côté
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Retour à la vie moderne pour Vicky Côté
Depuis le 4 septembre, Vicky Côté, femme d'affaires bien connue de Victoriaville, est de retour à la vie moderne après avoir passé une centaine de jours à suivre les traces de MacKenzie dans le cadre de «Destination Nor'Ouest», qui fera l'objet de huit émissions de télévision au printemps 2009.
D'entrée de jeu, Vicky indique qu'il y a plusieurs choses qu'elle ne peut divulguer, étant liée par contrat avec la compagnie de production des émissions. Ainsi, elle ne peut dire comment s'est terminée la grande aventure, ni révéler des détails croustillants sur le déroulement de ces trois mois passés à pagayer, à faire du portage et à survivre comme les voyageurs du 18e siècle.

Destination Nor'Ouest 2, sur les traces de MacKenzie, est une aventure qui mène les 10 aventuriers de Peace River en Alberta jusqu'à l'océan Pacifique. Il ne faudra pas manquer la diffusion des émissions qui, selon Vicky, permettront de voir de magnifiques paysages…

«J'ai beaucoup grandi dans toute cette expérience et je suis allée au bout de moi-même», explique-t-elle d'entrée de jeu. Juste à la regarder, on voit dans ses yeux que cette aventure lui a apporté une certaine sérénité. Et physiquement, l'effort réalisé pendant ces trois mois paraît puisqu'elle a perdu beaucoup de poids.

Si elle ne peut dévoiler beaucoup de détails sur l'épreuve en tant que telle, elle peut toutefois raconter son retour à la vie moderne, après trois mois à sillonner les rivières, en pleine nature, avec le strict nécessaire pour survivre. «Je suis revenue le jeudi. Je suis venue travailler toute la journée et les trois jours suivants, je suis partie à mon camp de pêche marcher dans la nature», avoue-t-elle.

Mais la toute première chose qu'elle voulait faire, lorsqu'elle est revenue chez elle, c'est de prendre un long bain. Bien entendu, elle s'est lavée pendant ces trois mois, dans les lacs et la rivière, mais jamais dans bon bain d'eau chaude. «Mais après une journée à pagayer et à faire du portage, quand tu arrives, il y a plein de choses à faire. Et après avoir monté le camp avoir fait et pris le repas, on ne veut qu'une chose, aller dormir», explique-t-elle. Et de toute façon, en canot, elle passait ses journées à tremper dans l'eau donc elle indique ne jamais s'être vraiment sentie sale.

Côté nourriture, elle raconte que son alimentation a tourné, pendant ces 100 jours, autour de cinq ingrédients : le pemmican (bison séché mélangé avec du gras et de «Saskatoon berries»), la farine, le maïs mauve concassé, le riz sauvage et le «patched corn». Aucun produit laitier, peu de légumes, des petits fruits lorsqu'ils ont été mûrs et c'est tout. «On se nourrissait de ce qu'on trouvait».

Vicky a pu remarquer, lors de ce périple, que le corps avait une remarquable capacité d'adaptation. Quand le mental suit, il n'y a pas grand-chose que le corps ne peut pas faire, a-t-elle découvert.

Elle a aussi appris qu'il était possible de vivre avec bien peu de choses et que la forêt peut apporter un calme, une paix et un réconfort qu'on ne retrouve pas ailleurs.

«Et pendant trois mois, je n'ai produit aucun déchet, pas même un petit bout de papier», ajoute-t-elle fièrement.

Pour elle, Destination Nor'Ouest aura été une expérience unique, dont elle est revenue pas tout à fait comme elle était avant. Même que le retour à la vie «normale», lui est un peu difficile. Elle a trouvé, à son retour, qu'il y avait beaucoup de bruit en ville et que les gens parlaient vite.

Elle a aussi accepté de raconter un peu son aventure parce que tout le monde veut savoir ce qu'elle a vécu. «Mais moi aussi je veux savoir ce que les gens ont fait pendant mon absence», explique-t-elle. Elle est même un peu mal à l'aise de voir toute l'attention qu'elle suscite, considérant qu'à tous les jours, de nombreuses personnes réalisent des exploits plus importants que le sien. «Les athlètes olympiques ou les gens qui combattent le cancer ont beaucoup plus de mérite», insiste-t-elle en ajoutant que les «vrais» voyageurs de l'époque, eux, traînaient avec eux 90 livres alors qu'elle n'avait un ballot que de 50 livres à transporter. «Ces gens-là étaient faits fort. Ils vivaient dans des conditions beaucoup plus difficiles».

La voyageuse considère que cette expérience, avec neuf autres personnes, lui aura permis de développer son écoute et de revenir aux vraies valeurs. «J'ai appris la tolérance envers moi et envers les autres aussi», souligne-t-elle.

Si Vicky Côté a vécu une belle expérience, elle indique que si c'était à refaire, elle ne la vivrait pas de la même façon. Maintenant elle envisage de faire des descentes de rivières et retourner passer du temps dans la nature.

Ce périple lui aura donné le goût de mieux gérer son temps afin d'en avoir davantage pour elle et pour les autres. «J'ai le goût d'être plus performante», note-t-elle.

Elle a relevé le défi, par simple goût de se dépasser et elle revient de cette aventure de 1 600 km, dont 364 km de portage vers la fin, avec un grand bagage d'expérience.

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