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Un coup de massue affirme la COSODÉLO

Les maires tranchent

Carol Isabel par Carol Isabel
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Article mis en ligne le 11 septembre 2008 à 16:28
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Un coup de massue affirme la COSODÉLO
Le vice-président de la COSODÉLO, Laurent Lamarre, trouve inexplicable la réaction des élus de la MRC de l’Érable de refuser d’appuyer les démarches de la coopérative.
Un coup de massue affirme la COSODÉLO
Les maires tranchent
La Coop de solidarité en développement local de Saint-Ferdinand (COSODÉLO) affirme que la MRC de l’Érable vient de lui porter un véritable coup de massue dans sa tentative de donner un second souffle à l’ex-hôpital Saint-Julien.
Après avoir échoué en juin dernier, la COSODÉLO était de nouveau de retour devant le conseil des maires de la MRC de l’Érable, cette fois, avec l’appui de la Municipalité de Saint-Ferdinand approuvant ses démarches pour l’obtention d’une subvention des laboratoires ruraux du ministère des Affaires municipales et des régions et un nouveau projet repeaufiné qui lui permettrait d’être locataire et non propriétaire de certains bâtiments excédentaires de l’ex-hôpital.

«C’est sûr que c’est le coup de mort à notre projet», de faire savoir le vice-président de la COSODÉLO, Laurent Lamarre, qui a mal encaissé le verdict. Sept des 11 maires ont voté en faveur de l’adoption d’une résolution identique par celle qui avait été appuyée par la Municipalité de Saint-Ferdinand mais les maires de Plessisville, Plessisville Paroisse, Princeville et Inverness, représentant plus de voix à la table du conseil des maires, en ont décidé autrement.

«On a trébuché là où on pensait qu’il ne s’agissait que d’une pure formalité. Je m’attendais à un oui compte tenu qu’on ne demande aucun engagement financier à la MRC de l’Érable comme à la Municipalité de Saint-Ferdinand. On ne leur a pas demandé d’approuver notre projet mais tout simplement d’approuver notre démarche pour obtenir la subvention. Il n’y a aucun risque pour la Municipalité comme pour la MRC», de poursuivre M. Lamarre se disant déçu puisque la décision des maires récalcitrants ne semble pas, à son avis, s’appuyer sur une réflexion solide.

«Le ministre Lessard a été clair. Il faut que le milieu s’entende. Cette fois, on vient de jeter le bébé avec l’eau du bain. Il nous fallait l’appui de la MRC de l’Érable, c’était un incontournable et la clé pour nous. C’est sûr qu’on ne pourra obtenir notre subvention à moins que le projet ne devienne local et que les laboratoires ruraux acceptent de le considérer ainsi. Je ne vois plus comment faire dénouer cette impasse», d’ajouter M. Lamarre mettant en doute le sentiment d’appartenance à la MRC face au développement qui pourrait se faire à Saint-Ferdinand.
Résolution d’appui bloquée
Les maires, qui ont bloqué la résolution d’appui à la COSODÉLO, ne voyaient pas le dossier du même œil. «Un projet en économie sociale, c’est bon pour quelques années mais après qui devra le financer?», de s’interroger le maire de Princeville, Gilles Fortier, alors que le maire de Plessisville, Jacques Martineau, se disait d’accord ajoutant que les projets en économie sociale leur revenaient souvent dans la face et que les municipalités devaient mettre régulièrement de l’argent là-dedans.

«Si le gouvernement met de l’argent dans un projet que nous appuyons, c’est certain que nous aurons de la visite qui va nous demander d’aller jusqu’au bout de nos décisions. Je me vois mal appuyer un équipement qui pourrait nécessiter des investissements de notre part», de renchérir le maire d’Inverness, Gilles St-Pierre, disant cependant comprendre la Municipalité de Saint-Ferdinand ayant adopté la résolution puisque c’est chez elle que ça se passe.

À ce sujet, M. Fortier estime personnellement que la résolution d’appui de la Municipalité de Saint-Ferdinand n’a pas de réelle valeur. «La Municipalité de Saint-Ferdinand aurait dû s’impliquer davantage au lieu de renvoyer la balle au régional. Elle donne son appui mais sans s’engager financièrement. C’est comme si elle se désengageait du projet».

«Si tu veux que les autres te suivent, il faut que tu agisses en leader. À Princeville, nous fournissons 73 000 $ du 120 000 $ que reçoit le Centre aquatique de l’Érable en subventions», d’ajouter M. Fortier. «Si tu crois et que tu veux appuyer un projet, il faut que tu t’attendes à fournir de l’argent en retour. Je ne pense pas que la Municipalité de Saint-Ferdinand croit réellement au projet de la COSODÉLO».

Le préfet de la MRC de l’Érable et maire de Saint-Ferdinand, Donald Langlois, qui dit s’être fait reprocher par certains citoyens de sa municipalité de contrôler la MRC et d’être responsable du premier refus essuyé par la COSODÉLO en juin dernier, a laissé entendre que la démocratie avait parlé et qu’il vivra avec cette décision qui est à l’opposé de celle de sa Municipalité.

«Je comprends les maires et leur réticence à donner leur appui à la COSODÉLO qui s’est déjà fait dire non par la CHQ. Je comprends leurs inquiétudes à ce que le projet d’économie solidaire puisse leur revenir entre les mains et je respecte leur décision. Les maires ont pris le temps de regarder le dossier».

M. Langlois ne croit cependant pas que cette décision de la MRC de l’Érable sera seule responsable du fait que la COSODÉLO obtiendra ou pas sa subvention des laboratoires ruraux. «Ça va surtout dépendre si le projet est vendeur».

Finalement, M. Langlois rétorque au maire Fortier faisant allusion au désengagement de sa Municipalité dans le dossier. «C’est une façon de voir. Nous avons dit à la COSODÉLO que nous ne voulions pas mettre d’argent et la coopérative ne nous en a pas demandé. Ce n’est pas que nous ne croyons pas à la réussite de la COSODÉLO d’amener du développement à Saint-Ferdinand, dans une partie du bâtiment St-Julien ou ailleurs dans la municipalité. C’est certain qu’à la grandeur de l’ex-hôpital, nous sommes moins croyants», de conclure M. Langlois qui dans son cœur ne veut pas la démolition mais avoue que tout a pratiquement été fait pour le sauver.

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