La pièce «Les Mangeurs d’avenir» sera jouée 18 fois cet été à travers le Québec.
Si les animaux parlaient, que diraient-ils?
À bord du théâtre ambulant Le Cochon souriant, Brigitte Charpentier a voyagé à travers le Québec durant tout l’été, en compagnie de cinq acteurs, pour présenter la pièce intitulée Les Mangeurs d’avenir. La troupe était de passage à Victoriaville, vendredi soir, au grand plaisir de la parenté et des amis de la Nobertvilloise.
N’ayant pas joué durant près de 18 ans à Victoriaville en compagnie d’une équipe, Mme Charpentier était très heureuse de revivre l’expérience.
«J’ai fait deux spectacles en solo, mais c’est vraiment différent que de jouer avec d’autres personnages. Tu n’es pas seule sur la scène, donc tu as moins de pression sur les épaules. C’est formidable de jouer avec d’autres personnes!», confie Mme Charpentier.
En résumé, la pièce Les Mangeurs d’avenir se veut porte sur la réflexion à travers des scènes intrigantes, d’humour et d’amour, accompagnées d’extraits de textes, de poèmes et de chansons. Ainsi, un corbeau perché dans les airs avec son accordéon, un cochon au bedon rond qui chante la pomme à une chatte, sans oublier l’écureuil, la marguerite et le porc-épic, se partagent la scène du chapiteau, transformé pour l’occasion en vaisseau spatial appelé Chapitov.
«Les humains vivent comme si le monde leur appartient. Cependant, peut-être bien que les animaux et les plantes ont leur mot à dire et qu’elles discutent entre elles? On a voulu se mettre dans leurs yeux et leurs sentis, mais peut-être bien aussi qu’ils ne parlent véritablement pas et que nous sommes dans les patates!», explique-t-elle en rigolant.
Interprétant la marguerite, Brigitte Charpentier a même eu l’occasion de mettre en valeur son talent de musicienne à travers son personnage.
«C’est moi qui ai composé le blues de la marguerite que je chante dans le spectacle. Également, j’ai dû apprendre beaucoup de mouvements, chose que j’ai toujours eu de la difficulté à faire. Je n’ai jamais vraiment été à l’aise avec mon corps et en interprétant une fleur, symbole de féminité, j’ai dû passer par-dessus cet obstacle et je suis vraiment contente d’avoir réussi», admet-elle.
Outre l’excellent travail des acteurs , les costumes tout droit tirés de l’imaginaire et un décor d’une ingéniosité fascinante ont permis aux spectateurs de se laisser transporter facilement à travers un voyage intergalactique où la fiction et la réalité sont difficiles à différencier.
Pour ceux qui ont manqué la pièce, elle sera présentée pour une dernière fois à Victoriaville aujourd’hui à 20 h, au parc Terre-des-Jeunes.