Sylvie Jullian, la directrice du Motel Le Victo, se tient non loin de là où se construira le restaurant.
Le Motel Le Victo s’enrichira d’un resto
D’ici un an, l’intersection du boulevard Jutras et de la rue Notre-Dame Ouest devrait avoir beaucoup changé alors que le Motel Le Victo se sera enrichi d’un restaurant.
Le projet de développement de l’établissement hôtelier, lequel comprend aussi l’ajout de 13 chambres aux 17 actuelles, a franchi une autre étape à l’issue de l’assemblée du conseil municipal de Victoriaville, mardi soir dernier.
La Ville a ainsi accepté de se départir, pour une somme de 40 000 $, d’une partie de ses terrains pour faire place à ce restaurant que projette d’y construire le propriétaire du Motel Le Victo depuis 2006, Gérard Ghibaudo.
Le financier français, vivant à Toulon, a confié à Sylvie et Serge Jullian, un couple originaire de Montpellier (France) et installé à Victoriaville depuis cinq ans, le soin de mener ce projet de développement.
Mme Jullian dirige déjà les activités du Motel Le Victo depuis le printemps dernier, à la suite de la fermeture du restaurant Le Pays d’oc, qu’a exploité le couple durant un an et demi au centre-ville de Victoriaville (Le Gavroche lui a succédé).
Sylvie et Serge Jullian ont fermé à regret leur resto du centre-ville dont le bail de location prenait fin. Ne pouvant acheter l'immeuble pour y mener les travaux souhaités, ils ont décidé de ne pas renouveler leur bail.
Ce serait un peu par esprit patriotique, pour «sauver l’honneur des Français» à Victoriaville que M. Ghibaudo aurait offert au couple d’exploiter un nouveau restaurant à son Motel Le Victo, explique Mme Jullian.
La carte du futur établissement devrait, entre autres, offrir des spécialités du Pays d’oc, dont l’Âge de pierre, cette méthode de cuisson (du bœuf) sur pierre volcanique. Les Jullian l’utilisaient déjà à leur restaurant de Montpellier pour l’introduire ici, au Québec, dans leur établissement victoriavillois. «Mais on n’est pas en train de reconstruire le Pays d’oc ici et il ne s’affichera pas comme un restaurant français, ce qui, souvent et à tort, donne à penser que la nourriture y est chère. On servira des plats français et des plats québécois», spécifie le couple.
Le restaurant, d’une trentaine de places, s’ouvrira au public bien sûr, et aux clients de l’hôtel - souvent des ouvriers, des représentants de commerce, des professionnels - pour qui il constituera un service supplémentaire.
Actuellement, dit Mme Jullian, le Motel Le Victo n’offre qu’un déjeuner continental, obligeant ses clients à sortir pour aller dîner ou souper ou encore à se faire livrer de la nourriture à leur chambre.
«On souhaiterait bien que le chantier commence au début de 2009 pour une ouverture au printemps», dit Mme Jullian.
Treize nouvelles chambres contribueront aussi au relooking de l’établissement hôtelier, comme dit M. Jullian.
Les premiers travaux consisteront à ajouter un étage au-dessus de la réception afin d’y aménager un logement pour le couple d’exploitants. Les nouvelles chambres se répartiront tant du côté du restaurant que de l’autre côté du bâtiment.
La piscine (où il aurait fallu embaucher un maître-nageur) disparaîtra pour faire place, selon les plans préliminaires, à la construction d’une nouvelle aile de deux étages abritant neuf chambres.
Les Jullian ne peuvent encore chiffrer les investissements requis pour donner de l’expansion au Motel Le Victo, l’entrepreneur n’ayant pas été choisi. Mais ils savent que le projet contribuera à créer au moins huit nouveaux emplois.
Le Motel Le Victo a été construit en 1954 et bien des Victoriavillois l’appellent encore Motel Lajeunesse, se souvenant de son premier propriétaire. C’est sous la gouverne du propriétaire précédent, André Soucy, que l’établissement arbore une nouvelle enseigne.
Alain Provençal
Commentaire mis en ligne le 5 septembre 2008Pour information.