Une quarantaine de machines étaient inscrites à la compétition.
Faire de la motoneige en plein cœur du mois d’août!
Les amateurs de motoneige, qui cochent chaque journée de leur calendrier en attendant impatiemment de voir la première neige tombée, ont été assouvis d’une certaine façon ce week-end. Une quarantaine de pilotes professionnels sont allés à fond de train dans le rang Chicago, entre Victoriaville et Warwick, dans le cadre du 20e championnat nord-américain de la motoneige sur l’eau.
Pour cet anniversaire, les organisateurs n’ont pas fait les choses à moitié, ayant invité nul autre que le vétéran Jacques Villeneuve, un des meilleurs pilotes de motoneige… mais sur glace!
«C’est la première fois que j’assiste à ce genre de compétition, mais comme tout le monde, j’en ai déjà vu à la télévision», soutient-il.
De plus, le frère de Gilles Villeneuve ne s’est pas contenté d’observer la compétition, puisque sa passion pour les machines l’a forcé à tenter sa chance devant les 4 000 spectateurs.
«Faire de la motoneige sur l’eau et la glace est une chose complètement différente. Sur la glace, je suis habité de tourné le guidon quand je veux changer de direction rapidement, mais sur l’eau, c’est une autre affaire et je l’ai appris à mes dépends lors de mon premier essai. Tout est une question de balancement», conclut-il avant de retourner pour un autre essai.
Avec la participation de pilotes des États-Unis, de l’Ontario et de Québec, la compétition a fait sa réputation au cours des années.
«Au Québec, il y a cinq courses de motoneige sur l’eau durant l’été. Celle à Victoriaville est le plus important, car contrairement aux autres, elle se déroule sur deux jours. C’est vraiment un évènement d’envergure», soutient le président André Fortier.
Pour sa part, Luc Daigle a terminé en première position dans la catégorie 600 et 700 stock et deuxième dans l’épreuve du saut.
«Je suis content, mais je sais que j’aurais pu et que je suis capable de faire mieux. Normalement, je peux gagner dans la catégorie 800 stock mais chaque course est différente. On ne sait jamais à quoi s’attendre», raconte-t-il.
Également, le Victoriavillois ne se cache pas que la chance peut être un atout important.
«Souvent, tout ce joue lors du tirage au sort des positions pour la ligne de départ. Lorsque tu es dans le milieu, il est vraiment difficile de partir en force, car on est complètement aspergé de tous les côtés», explique-t-il.