En avant, Thérèse Ferland et Linda Jacques. En arrière, Linda Boulanger, le président d’honneur Daniel Moreau, Lina Côté et sans oublier le disque-jockey de la soirée, René Fournier.
Danser pour le plaisir… et pour une bonne cause!
Pour une cinquième année, 24 courageux se sont laissés aller le bassin durant 12 heures lors du Dansethon au profit de l’Association Parents-ressources. N’ayant que cinq minutes de pause chaque heure et pas une seconde de plus, ils ont donné leur 110% pour amasser la somme de 16 100 $.
«Honnêtement, c’est très exigeant, mais le résultat en vaut la peine», s’est exclamée la coordonnatrice de Parents-ressources, Lina Côté, à la sortie de la piste de danse. Accueillant normalement de 32 à 35 danseurs, elle assure que le taux de participation plus faible de cette année n’est pas une raison pour s’inquiéter du bien-fondé de l’évènement. «Les circonstances de cette édition ont fait que l’on ait moins de participants. Plusieurs ont dû se désister à la dernière minute, car ils étaient malades et d’autres ont eu des problèmes personnels. C’est vraiment une question de hasard», assure-t-elle.
Aussi, trois massothérapeutes étaient sur place pour prendre soin des participants, profitant de leur petite pause pour soulager leurs douleurs.
Même si une dizaine de danseurs manquaient à l’appel, l’énergie qui se faisait ressentir sur la piste de danse ne laissait rien paraître, raconte un des participants, Jean Côté.
«C’est ma quatrième participation et c’est toujours aussi formidable. C’est intense de voir l’énergie qui se dégage sur la piste de danse», souligne-t-il.
Outre le fait de devoir danser, M. Côté explique que chacun doit s’assurer que tout le monde reste dans le coup.
«Lorsqu’on voit une personne qui a une petite baisse de régime ou que ses jambes sont de plus en plus lourdes, on va la trouver et on lui donne l’énergie nécessaire pour qu’elle ne lâche pas. C’est un gros travail d’équipe», raconte-t-il.
Pour M. Côté, la dernière heure est le moment le plus intense du défi, ayant lui-même de la difficulté à le décrire.
«Avec 60 minutes à faire, c’est le moment où l’adrénaline est à son maximum. Même si on est fatigué, on se sent soulevé par une force», conclut-il.
Pour ceux qui préféraient regarder au lieu de se laisser aller, il était possible d’acheter, au coût de cinq dollars, des coupons pour encourager les danseurs, qui les collaient sur eux en guise de récompense.
«Le Dansethon est la principale source d’autofinancement pour l’Association. La majorité des familles de la région ont utilisé nos services dans différentes situations et les gens en sont reconnaissants», soutient Lina Côté.
Cependant, ce qui rend cet évènement spécial est surtout l’atmosphère qui se crée lors des 12 heures d’affilés.
«Souvent, les gens vont à des activités de financement à reculons, car c’est toujours la même chose qui se répète. Pour le Dansethon, c’est une histoire complètement différente. C’est une grande fête où tout le monde a du plaisir et c’est vraiment une expérience qui sort de l’ordinaire», conclut Mme Côté.
En raison de problèmes de santé, la fondatrice de l’événement, Claudine Dubé, a brillé par son absence.
«Je suis venue avant que l’évènement commence, mais j’ai été incapable de rester les regarder sans pouvoir danser avec eux. Cela a été extrêmement difficile à vivre, car ce projet, c’est mon bébé. C’est certain que je serai de retour en force pour l’an prochain», souligne-t-elle.
Des prix ont été tirés pour les participants, dont un d’une valeur de 1 000 $ qui a été remporté par Linda Boulanger et un prix de 250 $ a été offert à Thérèse Ferland.