La forte présence policière n’a pas plus au maire Paul-Émile Simoneau, ni à certains citoyens.
Rodéo mécanique : le maire Simoneau fulmine contre la SQ
S’il se dit satisfait du déroulement en général du Rodéo mécanique, le maire de Tingwick, Paul-Émile Simoneau, en revanche, tonne contre la présence exagérée de la Sûreté du Québec. «Je ne suis pas satisfait de la SQ, ni des agents de sécurité», a-t-il dit, d’emblée.
Le maire Simoneau dit, à deux reprises, avoir réclamé auprès de la capitaine Caroline Guay, d’abord, et du lieutenant Michel Fournier, une réduction des effectifs, mais en vain.
«Pourquoi la MRC doit-elle payer pour ça?», s’est-il interrogé. «La capitaine m’a fait part qu’il n’y aurait aucune facture», a-t-il poursuivi. Mais le maire en doute.
Paul-Émile Simoneau dit ne pas comprendre une présence policière d’une telle ampleur. «Pourquoi tant de monde? C’est un festival, et non pas une activité criminelle», a-t-il signalé.
Le maire de Tingwick a pu constater la colère des gens. «À l’entrée des villages autour, les policiers dressaient des barrages, les gens sont révoltés, même nos résidants. Un tel nombre de policiers fait peur au monde. Une centaine de motocyclistes ont fait demi-tour, se sentant intimidés», a-t-il soutenu.
Le maire Simoneau déplore également l’attitude de certains agents. «Ils disaient : allez-y à votre affaire de motards», a-t-il confié.
«Il va falloir que la SQ comprenne qu’il s’agit d’un festival. Il n’y a pas d’autres festivals au Québec où tous les gens se font arrêter», a ajouté le maire.
Paul-Émile Simoneau n’a pas apprécié non plus le travail des agents de sécurité. «Ce n’est pas ça qu’on voulait, a-t-il commenté. On s’attendait à plus que ça.»
Le maire de Tingwick doit rencontrer bientôt le nouveau directeur du poste de la SQ de la MRC d’Arthabaska, Mario Ouellette, pour faire le point sur l’édition 2008 du Rodéo mécanique.
Une citoyenne mécontente
Dans la population aussi, certaines personnes ne se gênent pas pour commenter la présence et le travail de la Sûreté du Québec.
«La forte présence policière ne fait aucun sens, c’est ridicule», a fait savoir une résidante de Warwick, Josée Baker, qui se rend au Rodéo mécanique depuis près de 10 ans.
«J’habite le rang des Buttes et il a fallu franchir deux barrages pour se rendre au village. Les policiers insistaient trop, ils prenaient leur temps, causant ainsi des délais qui n’étaient pas nécessaires. Je l’ai d’ailleurs dit aux policiers», a-t-elle raconté, au
www.lanouvelle.net, lundi matin.
La Warwickoise, adepte de la moto, possède une Harley Davidson et considère le Rodéo mécanique comme une réunion familiale. «C’est un rassemblement de motos pour que les gens s’amusent, a-t-elle indiqué. Les policiers considèrent les participants comme s’ils faisaient tous partie du crime organisé.»
Agathe Morin
Commentaire mis en ligne le 11 mai 2009J'ai été surprise de voir ces commentaires sur la présence des policiers à cet évènement qui a pris une ampleur démesurée depuis les 10 dernières années. Au début, c'était presque un rendez-vous familial et amical avec environ 2000 personnes. Mais maintenant, avec plus de 10 000 personnes dans le village dans la rue principale et la boisson qui coule à flot, et bien la sécurité policière est de plus en plus requise. Il ne faut surtout pas qu'un incident fâcheux arrive pour ensuite dire que les policiers auraient pû être plus nombreux et faire leur travail adéquatement. Pour ma part, je trouve correcte les barrages aux 4 entrées du village.