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«La culture, c’est l’âme d’un peuple»

par Pierre-Olivier Girard
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Article mis en ligne le 10 août 2008 à 8:53
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«La culture, c’est l’âme d’un peuple»
Nicole Robitaille en compagnie du président du comité organisateur, Claude Côté et de la responsable des arts visuels et du secrétariat, Joanne Lacoursière
«La culture, c’est l’âme d’un peuple»
Les organisateurs de la sixième Foire champêtre et culturelle de Princeville n’y sont pas allés de mains mortes pour l’évènement de cette année. En plus d’avoir une quarantaine d’exposants et d’artistes de la scène, ils ont ajouté plusieurs nouveautés au calendrier, afin que cette grande fête familiale soit encore plus conviviale.
«Depuis l’ouverture, soit mardi, la tente est pleine tous les soirs. Normalement, on reçoit 5 000 visiteurs, mais cette année, c’est certain qu’on va battre le record», se réjouit la présidente de la Société d’horticulture, Nicole Robitaille.

Activité à but non lucratif, la Foire est une occasion pour les artistes de la région de faire valoir leur talent, une chance qu’ils n’ont pas toujours ailleurs, explique la présidente.

«On leur offre une très bonne vitrine. Ce n’est peut-être pas l’endroit idéal pour vendre leurs œuvres, mais le plus important, c’est qu’ils illuminent les gens et qu’ils se fassent découvrir», explique-t-elle.

Pour la population, c’est une chance de pouvoir s’ouvrir au monde culturel

«Notre objectif est de donner la chance à la population d’avoir un accès au monde culturel car la culture, c’est l’âme d’un peuple», soutient Mme Robitaille.

En plus de pouvoir regarder les oeuvres, les gens sont invités à découvrir concrètement le monde artistique grâce à des ateliers offerts gratuitement, explique la présidente.

«Nous avons eu une initiation au scrapbooking pour les enfants et il y a eu tellement de jeunes, qu’il a fallu refaire l’atelier pour un deuxième groupe.

Aussi, nous avons eu des ateliers réservés pour les adultes avec une initiation à l’aquarelle», raconte-t-elle.

Également, la soirée de vendredi soir a été marquée par une autre nouveauté, soit un spectacle de la relève avec Sarah-Maude Gagnon, Roxanne Côté et Arianne Côté.

De plus, les organisateurs ont été fidèles à eux-mêmes, en ayant une pensée verte.

«On est un évènement éco-responsable avec des bacs de récupération et de compostage présents un partout sur le site. Les adolescents de la Maison des jeunes font un travail incroyable, ainsi que nos 30 bénévoles», conclut-elle.
Des exposants variés
Chaque année, le comité organisateur souhaite que les exposants et les artistes, soit différents d’une année à l’autre. Pour ce faire, seulement 10% des artistes de l’année précédente reçoivent l’invitation pour revenir. Pour les autres, ils doivent sauter un an avant de pouvoir participer à la fête de nouveau.
Ainsi, cette démarche permet à différents artisans d’avoir la même chance et c’est le cas de deux réfugiés colombiens maintenant installés à Drummondville, Gilmer Marin et Rodolfo Siva, qui en étaient à leur première visite à la Foire.

Arrivés au pays depuis quatre ans, les beaux-frères ont décidé de partir leur propre compagnie, soit les Desserts tropicaux.

«Nous offrons des desserts tropicaux avec des fruits de la Colombie comme l’haracuya, le Lulo et la tomate de arbol. Également, nous utilisons des fruits d’ici pour faire des recettes venant de la Colombie», explique M. Marin.

Vu qu’ils ne savaient pas trop à quoi s’attendre de la Foire champêtre, les deux hommes ont décidé de laisser les desserts à Drummondville, en préparant sur place des jus de fruits tropicaux comme une piña colada.

«Au début, les gens sont un peu réticent d’essayer des nouveaux jus mais lorsqu’ils y goûtent, ils adorent cela», soutient-il.

Durant l’été, ils seront présents dans huit festivals afin de se faire connaître.

«Notre objectif principal est d’ouvrir un restaurant végétarien, avec majoritairement des fruits», conclut M. Marin.

Également, Pierre Robillard a profité de sa deuxième présence à la Foire pour présenter ses vinaigrettes faites avec du sirop d’érable.

Ayant toujours fait des produits conventionnels comme de la tire ou du sucre d’érable, il a décidé, avec sa femme Sylvie Champagne, de trouver un produit pour se démarquer.

«Sylvie aime la salade et c’est une personne qui regarde beaucoup les étiquettes, alors l’idée nous est venue de faire des vinaigrettes santé avec du sirop d’érable. Depuis 10 ans, nous vendons nos produits à travers le Québec», soutient M. Robillard

Même s’il n’a pas la certification, le Sherbrookois assure que ses produits sont biologiques

«Contrairement aux vinaigrettes normales, il n’y a pas d’ingrédients chimiques comme du glucose, de colorant et d’agents de conservation qui y sont ajoutés. De plus, le sirop d’érable est un produit naturel», explique-t-il.

Offrant maintenant sept saveurs de vinaigrette, il ne rejette pas l’idée avec sa compagnie, Les Trésors de l’érable, d’offrir de nouvelles saveurs au cours des prochaines années.

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Nathalie Boisvert

Commentaire mis en ligne le 12 août 2008
dans la relève il y avait également Valérie Goyette dans le chant en plus des 3 autres jeunes (Ariane Côté, Roaxane Côté, Sarah-Maude Gagnon)

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