Peter MacKay et Condoleeza Rice en 2007
La Bouteille de Vin de Peter MacKay
Il y a deux ans le Ministre Peter MacKay a offert une bouteille de vin, à une femme, aux frais des contribuables.
La femme était Condoleeza Rice, la Secrétaire d’État aux E.U., une des femmes les plus puissantes au monde, qui était ici en visite officielle.
Et la bouteille contenait du vin de glace canadien, de la région du Niagara.
À cette époque, MacKay était ministre des Affaires étrangères. Il voulait recevoir son homologue politique d’une façon convenable, même chaleureuse, et lui offrir un cadeau approprié en souvenir.
MacKay a dû faire toute une impression. C’était le début d’une relation est vite devenu plus qu’une affaire d’état.
Les voilà soudainement, tous deux célibataires, devenus de très bons amis, sourire aux lèvres, pour les caméras.
En septembre 2006, Mackay a invité madame Rice à sa résidence personnelle au village de Pictou, en Nouvelle-Écosse, pour une visite que le New York Times a qualifiée de ‘non officielle.’
Elle a remis la politesse en invitant MacKay à sa résidence officielle, à Washington. Tout roulait comme dans du beurre.
MacKay a toujours été perçu comme un ‘beau bonhomme’. Sur cinq des dernières six années, il a obtenu le titre de ‘l’homme célibataire le plus désirable de la Colline parlementaire,’ selon The Hill Times.
Mais aujourd’hui, le couple Rice-Mackay, c’est de l’histoire…
Il reste un seul problème. La fameuse bouteille du vin.
Stephen Harper avait décidé que ni la marque, ni le prix de la bouteille ne serait dévoilé au publique. Ceux qui payent la note, n’ont pas besoin de savoir combien ils payent.
Harper pense comme ça. Il est facilement le Premier ministre le plus cachottier et le moins transparent de l’histoire du Canada.
Le vin de glace canadien se détaille à tous les prix. Ça part à 30 $ pour une demi-bouteille assez ordinaire. Les meilleurs cépages se vendent beaucoup plus.
Par exemple, le Méritage (cuvée 2002) de la maison Joseph DeMaria se vend 5 000 $ la bouteille. Sa série Collecteur se vend entre 1 800 $ et 5 000 $ la demi-bouteille.
Tout un cadeau-ça.
Pourquoi Harper aurait-il décidé de cacher le prix? Est-ce que Harper a peur de se faire accuser de gaspiller des grosses sommes d’argent sur des cadeaux pour aider à faire avancer la vie personnelle de MacKay?
Et si c’était une minable demi-bouteille de piquette à 30 $ que madame Rice aurait pu très bien se procurer elle-même dans la boutique hors taxe de l’aéroport? Harper avait-il peur de faire rire de lui? Ou d’offenser son bon ami George Bush qui l’aurait pris pour un small-town cheap comme dirait le juge?
Les fonctionnaires du service de l’Accès à l’information ont reçu l’ordre de très haut ne pas dévoiler ni la marque ni le prix de la bouteille à qui que se soit, journaliste ou public.
Ces gardiens de l’information ont dit que c’est un secret d’état que l’on garde dans un coffre-fort. TOP SECRET!
Le secret qui entoure le prix de la bouteille porter les journalistes à croire que le gouvernement cache quelque chose louche dans cette affaire.
Ils ne veulent pas laisser tomber. Un obsédé de l’information, le documentaliste du journal La Presse, William Leclerc, a répété sa demande d’information semaine après semaine depuis un an, toujours sans succès.
Les fonctionnaires ont gaspillé des centaines d’heures et des milles de dollars à refouler ses demandes répétées.
Alors M. Leclerc a logé une plainte officielle au Commissaire à l’information, Robert Marleau, qui fait enquête.
L’affaire pourrait finir en cour fédérale. Et tout ça pour cacher une bouteille de vin qu’un ministre a offert à sa petite amie de l’époque.
Ça ne fait pas grand sens. Il y a beaucoup de choses qui ne font pas de sens dans ce gouvernement.
Vous pouvez rejoindre M. Cléroux à richardcleroux@rogers.com