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Pipeline d’Ultramar : la majorité des proprios auraient signé

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 24 juillet 2008 à 14:54
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Pipeline d’Ultramar : la majorité des proprios auraient signé
Le tracé du pipeline
Pipeline d’Ultramar : la majorité des proprios auraient signé
La majorité des propriétaires concernés par le projet de pipeline auraient signé une option de servitude en faveur d’Ultramar, affirme Louis Forget, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales d'Ultramar. «Beaucoup de propriétaires attendaient que la CPTAQ rende sa décision. On reçoit, ces temps-ci, des appels d’agriculteurs qui sont maintenant prêts à nous recevoir.»
La pétrolière n’attend plus, pour ainsi dire, que le feu vert du conseil des ministres pour entreprendre la construction de cet oléoduc de 238 kilomètres devant transporter ses produits entre sa raffinerie de Lévis et son terminal de Montréal-Est, traversant 32 municipalités et plus de 600 propriétés.

Louis Forget s’attend à ce que le conseil des ministres adopte le décret quelque part cet automne. Les travaux pourraient alors commencer soit à l’hiver, soit au printemps, avec au moins un an et demi de retard sur l’échéancier initial, signale M. Forget. On peut s’attendre à ce que l’énorme chantier de quelque 275 millions $ s’étale sur douze, peut-être même dix-huit mois.

Restent encore quelques autorisations à obtenir, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ayant approuvé la conformité du projet pour 28 des 32 municipalités. «À Lévis, le règlement de contrôle intérimaire vient d’être approuvé», note M. Forget. Ce règlement doit aussi obtenir l’aval de la CPTAQ.

Le porte-parole d’Ultramar note, par ailleurs, que des organismes ou des propriétaires avaient jusqu’au 25 juillet pour en appeler de la décision de la CPTAQ. Le projet de pipeline, son tracé du moins, ne fait pas l’unanimité sur tout son parcours, reconnaît M. Forget. Il faudra encore s’asseoir avec des municipalités et des propriétaires récalcitrants et dans certains cas, recourir à l’ultime procédure de l’expropriation.

Le porte-parole d’Ultramar ne croit pas que ces histoires de déversement ou la récente mise au jour d’un cartel de l’essence, ont entamé le capital de confiance à l’égard de la pétrolière. «C’est sûr que ce ne sont pas de bonnes nouvelles et le timing n’est jamais bon. Dans le cas des prix de l’essence, on n’a pas voulu se débattre en Cour. On a préféré plaider coupable. Ce n’est pas généralisé ; un seul de nos 3 700 employés était fautif.»

Dans le cas du déversement à Lévis, M. Forget souligne que c’est le premier en 37 ans d’existence de la raffinerie. «On ne peut pas comparer une raffinerie avec un pipeline. Un pipeline, c’est une structure différente qui n’est pas soumise aux intempéries, gel et dégel, comme les installations de la raffinerie.»

Selon Louis Forget toujours, plusieurs reconnaissent que la construction d’un pipeline sécurisera le transport des produits pétroliers, réduisant les risques sur les routes et sur les rails.

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