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Roxanne Genest : une femme orchestre

Manon Toupin par Manon Toupin
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Article mis en ligne le 17 juillet 2008 à 16:33
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Roxanne Genest : une femme orchestre
Roxanne Genest a trouvé l'équilibre entre la vie professionnelle et personnelle.
Roxanne Genest : une femme orchestre
On entend son nom partout : Festival de blues, Victoriaville en chansons, Festival jeunesse, radio ou soirées-bénéfices. Roxanne Genest a une vie très active, beaucoup d'occupations, qui ont toutes un rapport avec le monde du spectacle et de la musique.
Elle est, d'abord et avant tout, une interprète. C'est d'ailleurs ses interprétations de blues qui l'ont fait connaître il y a quelques années. Mais depuis quelque temps, elle a décidé de laisser l'avant-scène pour passer derrière où elle s'accomplit tout autant.

Il faut dire que Roxanne est une véritable organisatrice. Pas trop le choix avec deux enfants, de l'animation radio de 6 à 9 heures les matins de semaine, l'enseignement du cours «le monde du spectacle» à la polyvalente Le Boisé, l'organisation du concours Victoriaville en Chansons, du Festival de blues et, en nouveauté, elle donne un coup de main au Festival jeunesse de Victoriaville. Ah oui, il ne faut pas oublier Cégep et Secondaire en spectacle (Victo et Warwick) où elle aide les jeunes à préparer leur numéro.

«J'aime donner la chance aux jeunes, voir leur regard alors qu'ils sont sur scène quand ils se réalisent», explique-t-elle tout simplement.

De les accompagner et les entourer afin qu'ils se sentent comme des professionnels, permet à Roxanne de s'épanouir dans son travail.

«Je suis comme un coach. Je les aide avec la présence sur scène, je travaille avec eux pour sortir leur potentiel», indique-t-elle.

Elle est toujours prête à aider ces jeunes qui ne savent pas toujours quel chemin prendre pour arriver à la destination qu'ils ont choisie. Mais elle insiste pour que les gens avec qui elle travaille, se donnent à 100 %. «Je leur dis, si t'es juste là à 70%, débarque. C'est un respect que tu dois au public», insiste-t-elle.

Roxanne leur donne donc des trucs, sur tout ce qui entoure la chanson, mais pas sur l'interprétation. «La présentation des pièces est très importante aussi. Je leur dis qu'il faut être original», ajoute-t-elle.

On voit bien qu'elle est une artiste. Mais elle a choisi de créer autrement qu'en montant elle-même sur scène. «Quand je fais le montage d'une chanson, que j'élabore un spectacle, je crée d'une autre façon et ça apporte davantage à plus de monde que si je chantais tout simplement», croit-elle.

Bien entendu, quand on lui demande de chanter, pour un événement-bénéfice, par exemple, elle accepte souvent. «J'aime ça, mais j'ai un gros trac», avoue-t-elle. Plus gros qu'avant…

La vie de famille a aussi eu un impact sur la chanteuse qui ne souhaite plus faire la tournée des bars ou des festivals et être loin de chez elle plusieurs jours. «Je me donne à fond le jour, pour mon travail, mais le soir, je veux être à la maison».

Pour l'instant, c'est ainsi qu'elle veut vivre, mais rien ne dit que dans cinq ans, les choses ne seront pas différentes.

Ce passage de l'avant à l'arrière de la scène, lui a fait découvrir tout l'aspect technique du spectacle. «J'aime découvrir la technique. Je suis capable de m'occuper de la console et je veux tout apprendre de l'univers de la scène», avoue-t-elle. Encourager ceux qui montent sur scène, se salir les mains et être dans la poussière, en arrière des autres ne la dérange pas du tout, au contraire…

Et comme si les journées n'étaient pas assez remplies, Roxanne s'est mise à la composition. On a d'ailleurs déjà pu l'entendre interpréter une de ses chansons : J't'aime à t'haïr. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ses compositions sont de style musical plus populaire que blues. Probablement parce qu'elle écrit en français et que pour elle, le «vrai» blues ne peut être qu'en anglais. «Les musiques sont plus pop mais ce sont quand même des chansons à texte», insiste-t-elle.

Parlant de blues, elle occupe une place importante dans le Festival de blues de Victoriaville. «J'en fais partie depuis la troisième édition, mais je m'implique davantage cette année. J'y tiens à ce festival et ça me faisait mal au cœur de voir qu'il pouvait se terminer», avoue-t-elle.

Roxanne à fait, lors de ce festival, de nombreuses belles rencontres et ne veut pas que ce style musical, qu'on fait connaître lors de l'événement, disparaisse du paysage victoriavillois. «Ma première vitrine officielle, après la naissance de mon fils, ça été le festival. Alors, c'est une question d'attachement, je veux que ça marche», insiste-t-elle.
Des projets
Roxanne a en tête, toujours plein d'idées et de projets à réaliser, de spectacles à monter. Mais avant d'entreprendre quelque chose, elle explique qu'elle regarde beaucoup autour afin de ne pas se tromper. «Je suis une artiste, mais aussi une organisatrice. J'ai besoin que ça bouge autour de moi au travail, mais ma vie personnelle est très calme. J'aime la bonne bouffe, le vin et recevoir des amis», termine-t-elle.

Elle a su trouver un équilibre entre le travail et la famille et se trouve très heureuse dans tout ce qu'elle fait. Alors, du feu des projecteurs, Roxanne est passée dans l'ombre, mais toujours avec un travail et des projets qui lui permettent d'assouvir sa soif de création.

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