Louis Lavoie fait revivre le personnage du frère Marie-Victorin.
Des Florathérapies pour se détendre au Parc Marie-Victorin
Et des rencontres… surprenantes
Pour attirer une autre clientèle que les passionnés d’horticulture, le Parc Marie-Victorin organise des Florathérapies, une nouvelle activité d’animation.
Le dimanche 10 août, le directeur général, Denis Beaudoin, espère que la journée sera belle pour «planter» quinze tentes invitant… à la détente.
«Le Parc est tellement beau ces temps-ci! Ce qu’on souhaite c’est augmenter notre clientèle, recevoir d’autres gens que les mordus des fleurs.»
Sous une tente, on pourra apprivoiser l’aromathérapie. Sous une autre, l’olfactothérapie. Les hydrolats auront la leur, l’herboristerie aussi. La cosmétologie naturelle, la distillation d’huile essentielle, la cuisine florale, la massothérapie s’inscrivent également à ce parcours «zen». Des artisans de bougies et de savons camperont également sur le site lors de cette journée. Des démonstrations et des mini-conférences seront offertes. La coopérative d’alimentation La Manne s’est associée à cette première, y tenant un bistro.
Autre première
Dès cette fin de semaine, ainsi que les dimanches 3 et 10 août, il se pourrait bien que lors d’une visite au Parc, on fasse la rencontre du frère Marie-Victorin. Non, non, il ne s’agit pas d’un fantôme, le frère Marie-Victorin, né à Kingsey Falls en 1885) est décédé dans un accident de voiture, en 1944.
Passionné d’histoire, le Sherbrookois Louis Lavoie le fait revivre, Conrad Kirouak (le nom du frère) étant considéré comme le père de la botanique au Québec. Encore, aujourd’hui, son ouvrage La flore laurentienne constitue une incontournable référence.
C’est à lui qu’on doit la création du Jardin botanique de Montréal. Pédagogue, chercheur, voyageur, vulgarisateur, son œuvre a marqué le monde de la botanique et de l’écologie au Québec. Et c’est à l’occasion du centenaire de sa naissance qu’on a donné son nom aux jardins de Kingsey Falls.
Revêtu de sa soutane, Louis Lavoie pourra s’entretenir avec les visiteurs, répondre à leurs questions.
Il déambulera dans les sentiers du Parc Marie-Victorin en fin de semaine, de même qu’à l’occasion des Florathérapies le 10 août, ainsi qu’au rendez-vous des artistes peintres le dimanche précédent.
Une vingtaine de peintres devraient participer à cette journée. Les fleurs se hument, se goûtent, se laissent regarder… et peindre. Les artistes acceptent, eux aussi, que les visiteurs les observent.
Attention paons!
Une rencontre d’un tout autre type pourra aussi avoir lieu alors que, d’ici la fin de juillet, le Parc Marie-Victorin a reçu quatre paons (trois mâles et une femelle) qui se promèneront librement sur le site.
Les gallinacés sont âgés de trois ans, parce que c’est à cet âge que le mâle peut déployer sa longue traîne, la pavanant comme s’il s’agissait d’un éventail.
Denis Beaudoin a bien hâte de voir comment ils se comporteront au Parc Marie-Victorin. Chaque soir, il faudra les retrouver quelque part sur le site pour les mettre à l’abri dans leur cage pour la nuit.
«Et l’hiver, on les installera dans la volière d’une serre de chez Cascades», explique le directeur général du Parc Marie-Victorin.