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La Nouvelle / L'Union
Phénomène météo
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Un mois de juillet sec

Article mis en ligne le 11 juillet 2008 à 10:15
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Un mois de juillet sec
Allan Theunissen (photo : www.quebecvortex.com)
Un mois de juillet sec
Nous connaîtrons un mois de juillet dans les normales saisonnières. La température devrait tourner autour des moyennes. Quelques poussées d'air chaud et humide sont à prévoir dans la deuxième moitié du mois sur le sud de la province.
Après une baisse des températures cette semaine, la chaleur devrait remonter pour la fin de semaine du 11 juillet avec des points de rosées à la hausse. Les précipitations devraient se retrouver sous les normales sur le sud du Québec pour le mois de juillet à moins d'un revirement majeur dans les deux dernières semaines du mois.

Ça s'annonce calme sur le Québec pour la semaine à venir. Une perturbation devrait nous toucher le 13 juillet, ce qui amènerait une hausse suivie d'une baisse des températures. Nous pourrions être touchés par quelques orages avec le passage de cette dépression. Un mois sec sera à retenir.
Types d'orages
Chaque année, le territoire québécois connaît son lot d'orages violents. On compte environ cinq épisodes de temps très violent, plus particulièrement sur le sud de la province. Plusieurs types d'orages sont alors observés.
Durant une journée chaude et humide, on peut voir apparaître une «pulse storm» aussi appelée orage de masse d'air, orage caractérisé par son intensité à produire du temps violent sur une courte période de temps.

Ce type d'orage sévit lors de manque de cisaillement des vents. Une fois mature, l'orage s'effondre sur lui-même, phénomène causé par le courant descendant obstruant la voie du courant ascendant, privant alors du même coup l'orage de l'apport d'air chaud dont il a besoin pour son développement.

On retrouve aussi les orages multicellulaires, qui consistent en un groupe de cellules orageuses se déplaçant comme une seule entité. Dans ce groupe, chaque cellule se trouve à un stage différent du cycle d'évolution d'un orage.

On y retrouve des cellules en développement, des cellules matures et des cellules en dissipation. C'est un cycle qui se répète car chacune des cellules aura passé par les trois étapes d'évolution.

Finalement il y a l'orage supercellulaire, le plus dangereux et le plus spectaculaire de tous. Ce type d'orage, communément appelé supercellule, a besoin d'un environnement particulier pour se développer. Qu'est-ce qui le distingue des autres types d'orages? À l'intérieur de la cellule, on retrouve une zone en rotation, appelée mésocyclone, et c'est cette zone qui rend ce type d'orage distinct des autres.

Cellule indépendante, la supercellule est stable et peut perdurer pendant plusieurs heures (long lived). Elle est capable de produire des vents destructeurs, de la grosse grêle (10 cm de diamètre), des précipitations intenses pouvant causer des inondations, de dangereux éclairs et bien-sûr des tornades. Pour que ce type de cellule se développe, plusieurs éléments doivent être présents en même temps.

Les quatre éléments nécessaires à la formation de supercellules sont l'instabilité, le cisaillement des vents, le soulèvement et l'humidité. Pour la formation de cellules orageuses, l'instabilité doit toujours être présente, on doit aussi retrouver de l'humidité et un certain soulèvement, mais l'élément le plus important est le cisaillement des vents.

Traduction du mot «shear» en anglais, le cisaillement est la différence des vents en vitesse et en direction entre deux points dans l'atmosphère. On utilise souvent le «0-6 km shear», c'est-à-dire entre le sol et 6 kilomètres en altitude.

Ce cisaillement amène les vents à tourbillonner horizontalement dans la cellule; ensuite, le courant ascendant de l'orage fait pivoter le courant horizontal en courant verticale, ce qui donne finalement un courant ascendant en rotation nommé mésocyclone.

On retrouve trois types de supercellules, les HP (High Precipitation) haute précipitation, les LP (Low Precipitation) basse précipitation, et les supercellules Classiques.

Chaque année, le territoire québécois est touché par environ six tornades. Le terme «mini-tornade», très souvent employé par les médias, n'existe pas. Le vrai terme pour expliquer le phénomène est «tornade de faible intensité».

L'échelle Fujita (échelle qui évalue la force d'une tornade en fonction des dégâts causés) compte six niveaux, de F-0 à F-5. Ici, au Québec, nous sommes habituellement touchés par des tornades de force F-0 et F-1 (vents allant jusqu'à 180 km/h). Cependant, les tornades de plus fortes intensités (F-3, vents pouvant atteindre 330 km/h) sont tout à fait possibles.

Allan Theunissen

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Allan Theunissen

Commentaire mis en ligne le 6 août 2008
Salut Alexandre, merci pour le commentaire. Pour les modèles météo sur le web, voici quelques liens:

http://www.nco.ncep.noaa.gov/pmb/nwprod/analysis/

http://www.weatheroffice.gc.ca/charts/index_f.html

http://weather.unisys.com/

Le modèle GFS ( Américain) est très souvent utilisé, le GEM (Canadien) est accessible par la page de Environnement Canada. Les heures ex:( 00UTC, 12 UTC...) sont en temps universel donc il faut faire -4h l'été et -5h l'hiver, pour le Québec.

Au plaisir!

Alexandre Michaud

Commentaire mis en ligne le 6 août 2008
Bonjour Allan,

J'aime bien tes chroniques et moi aussi j'ai cette pasion du temps violent mais j'ai pas autant de connaisances que toi. Je me demande souvent ou allé voir sur le net pour trouvé les modèle météo avec les cartes et tout.En tout cas continue ton beau travail et peut-être un jour on se croisera sur les plaines américaines ( c'est mon rêve de voir une tornade ).

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