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Marche à Compostelle : expérience enrichissante et inoubliable pour trois femmes de la région

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 9 juillet 2008 à 21:21
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Marche à Compostelle : expérience enrichissante et inoubliable pour trois femmes de la région
Les trois marcheuses de Compostelle : Hélène Morneau, Céline Desautels et Chantal Grondin
Marche à Compostelle : expérience enrichissante et inoubliable pour trois femmes de la région
Trois femmes de la région ont marché 300 kilomètres en deux semaines, du 17 mai au 3 juin, sur le chemin de Compostelle au profit du Comité de loisirs en déficience intellectuelle de l’Érable (CLDI). Une expérience qui les a marquées, un périple qu’elles ne sont pas prêtes d’oublier.
Bien plus qu’une expérience physique, la marche constitue une démarche intérieure, note Céline Desautels, présidente du CLDI. «Il s’agit d’un chemin de vie, d’une démarche intérieure qui m’a permis de faire le ménage dans le jardin secret de ma vie, dit-elle. C’est comme si on enlevait les mauvaises herbes pour ne conserver que le beau. J’en suis revenue très sereine. Et ma vision de la vie a changé.»

Avec ses béquilles, Chantal Grondin de Norbertville a marché les 300 km, réalisant ainsi un rêve de longue date. «C’est un sentier de vie qui n’a rien de facile, mais c’est merveilleux, confie-t-elle. C’est enrichissant. On a changé, c’est certain. Moi, je ne serai jamais riche car je ne m’attache pas à l’aspect matériel. Je regarde le cœur, la personne, l’humain. Chez une personne, je regarde ce qui lui donne le goût de vivre. C’est cela qui m’intéresse.»

Comme Chantal, Hélène Morneau de Princeville, une mère de trois enfants, a vu l’annonce dans le journal et a décidé de vivre l’aventure, après avoir surmonté certains obstacles. «Même si nous étions trois, on se retrouve avec soi-même. Ça fait du bien de réfléchir. Même si ce fut difficile de laisser mes enfants si longtemps, étrangement je ne me sentais pas si loin. J’ai ressenti un bien-être intérieur immense. J’en ressens encore les effets. J’espère les cultiver encore longtemps», mentionne-t-elle.

L’esprit de groupe, ajoute-t-elle, a produit ses effets. «C’est un défi physique. À trois, c’est plus aidant. J’avais besoin du support moral des autres. Et chaque jour, je pensais au CLDI et c’était un plaisir de marcher pour eux.»

Chantal Grondin insiste sur l’importance d’une bonne préparation. «Il faut être prêt à le faire, être bien préparé et bien accompagné, signale-t-elle. Mais c’est enrichissant.»

Céline Desautels abonde : «Ne vit pas l’expérience qui veut. Ça prend de la détermination, de l’énergie et la volonté de le faire. Nous étions un trio. Ça bien fonctionné. Nous avons vécu des moments très forts durant la marche.»

L’aventure aura également permis à Chantal Grondin de connaître le CLDI. «Je ne connaissais pas l’organisme. C’est merveilleux ce que vous faites, c’est apprécié», fait-elle savoir.

D’ailleurs, de telles expéditions représentent beaucoup pour le CLDI, renchérit Céline Desautels. «On continue à le faire parce que c’est important pour nous, explique-t-elle. C’est beaucoup plus que l’argent recueilli. Ça permet de faire parler de nous, de sensibiliser la population à la déficience intellectuelle. La sensibilisation est nécessaire pour faire savoir que ces gens existent et qu’ils ont les mêmes droits à une qualité de vie, au même titre que tous les citoyens.»

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