Au conseil municipal, lundi soir
Des terrains de tennis en piteux état à Warwick
Les terrains de tennis de la Ville de Warwick de la rue Sainte-Jeanne-d’Arc présentent de nombreuses fissures et des dangers pour les joueurs, ont prétendu des citoyens, lundi soir, à la réunion du conseil municipal.
Un résidant, Luc Desrochers, a exposé le problème et signalé les fissures que présentent les terrains. «Celles-ci n’ont pas été réparées, a-t-il déploré. Quand un terrain se fissure, il doit être réparé. On voit maintenant l’herbe pousser dans les craques.»
Conscients du problème, les élus soutiennent avoir déjà agi. «Depuis 10 ans, on les a refaits deux fois, au coût de 10 000 $ ou 12 000 $ chacune, a signalé le conseiller Stéphane Hamel. Mais ça ne tient pas. Probablement qu’il existe un problème dans le sol.»
Le maire Claude Desrochers abonde. «Vous avez raison, il y a un défaut structurel. Il faut les reconstruire», a-t-il souligné.
Mais une telle opération nécessite un investissement d’environ 150 000 $. «Cette dépense, on y a déjà songé, mais on l’a retardée en privilégiant d’autres projets», a expliqué le maire.
«On nous demande de reconstruire, mais aussi d’agrandir, d’ajouter deux autres courts», a poursuivi Claude Desrochers.
Le maire dit avoir entendu le message. «À force de se le faire dire, on finit par comprendre. Quand on sent une pression, on ne peut l’ignorer. Un jour, ce sera votre tour», a-t-il fait savoir, ajoutant que les décisions se prennent à l’automne, lors de l’étude du budget.
«Allez voir, monsieur le maire, ça devient dangereux. Les joueurs risquent de se tordre les pieds», a mentionné, pour sa part, Monique Rouleau, la conjointe de Luc Desrochers.
Disant ne pas être impressionné par de tels arguments, le maire Desrochers n’a pu s’engager quant à une possible solution temporaire. «C’est technique. Je ne sais pas si nous pouvons réparer de façon sommaire. J’en discuterai avec le directeur des travaux publics», a-t-il conclu.
Projet résidentiel
Un autre projet de développement résidentiel se dessine à Warwick, le promoteur Daniel Bergeron ayant soumis aux autorités municipales un projet de lotissements prévoyant la disponibilité de 34 terrains résidentiels.
Toutefois, cinq propriétaires d’une rue arrière, la rue Carillon, ont dit souhaiter l’acquisition d’une bande de terrain pour rendre à leurs propriétés une forme régulière, carrée.
Mais, a fait remarquer le maire, le projet du promoteur ne laisse aucun espace à ce sujet. «Il n’y a pas de réserve de terrain pour vous permettre d’agrandir, a indiqué Claude Desrochers. Les rues ont été prévues en conséquence. C’est un très beau projet. L’intérêt de la Ville, c’est de développer au maximum des terrains résidentiels.»
Si, dans le projet, on a omis l’aménagement d’un parc, le conseil municipal, en accord avec sa réglementation, va remédier à la situation.
La rue Saint-Joseph
Le vaste chantier se poursuit sur la rue Saint-Joseph à Warwick et l’échéancier est respecté.
Même que les travaux achèvent. «Tout devrait être terminé avant le début des vacances de la construction», a confié le maire de Warwick.
La rue de l’Hôtel-de-Ville constituera le prochain grand chantier. Lundi soir, les élus ont autorisé une demande de soumission pour les services professionnels d’ingénierie en vue de ces importants travaux de réfection. «On lance officiellement le projet, a déclaré le maire Desrochers. Nous avons l’accord du ministère des Transports, le principal partenaire. On se donne un an pour réaliser les travaux.»
«Et on n’emprunte jamais. On essaie de payer comptant», a précisé le conseiller Stéphane Hamel.