Un ajout de 13,4 M $ qui fait la différence dans les services à la population
Grâce à l’injection de 13,4 millions de dollars, des milliers de jeunes, d’adultes et de personnes âgées vont avoir accès à davantage de services de santé et de services sociaux dans notre région au cours de la prochaine année.
En effet, le conseil d’administration de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a adopté, hier soir en assemblée publique, les orientations régionales relatives à la répartition des crédits de développement pour l’exercice budgétaire 2008-2009.
Pour l’essentiel, ces crédits découlent de l’octroi par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, d’une somme annuelle récurrente de 11,06 M $.
De l’avis du président-directeur général de l’Agence, Jean-Denis Allaire, il est exceptionnel de recevoir des crédits de développement d’une telle ampleur pour une deuxième année consécutive. «Nous sommes ravis du montant accordé à notre région par le gouvernement et nous sommes convaincus que ces investissements additionnels vont faire toute une différence dans la vie des nombreux citoyens ayant recours aux services de notre réseau», de dire M. Allaire. Aux crédits de développement en provenance du Ministère, s’ajoutent 2,31 M $ dégagés par l’Agence à la suite des réallocations.
En répartissant cet argent neuf, le conseil d’administration a eu le souci de faire un choix équilibré de 48 mesures propres à stimuler et à soutenir l’accessibilité, la continuité et la qualité des services offerts à la population.
Les mesures en question visent particulièrement les groupes de citoyens suivants : les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches, les personnes atteintes d’une maladie chronique, les personnes atteintes d’une déficience physique, d’une déficience intellectuelle ou d’un trouble envahissant du développement ainsi que leurs proches, les jeunes en difficulté et leurs familles, les personnes ayant un problème de santé mentale ou des idéations suicidaires, celles aux prises avec une dépendance et les personnes nécessitant des soins palliatifs.
Deux nouveaux choix d’investissement pour la région
Les choix de cette année font de la place à une nouvelle priorité régionale qui sera déployée sur un horizon de trois ans. Il s’agit de la mise sur pied, dans chacun des huit territoires de la région, d’une offre de services de prévention et de gestion intégrée des maladies chroniques, telles que le diabète, les maladies pulmonaires obstructives chroniques ou l’insuffisance cardiaque.
Ainsi, le conseil d’administration de l’Agence consacre cette année 1,34 M $ pour l’ajout de ressources en prévention et dépistage, de gestionnaires de projet et de nutritionnistes, ces dernières étant appelées à desservir entre 2 500 et 3 000 personnes par année dont 1 200 nouveaux cas.
Par ailleurs, un montant de 1 M $ est destiné à la mise en œuvre des Orientations régionales en dépendances 2008-2012 qui ont été récemment adoptées par l’Agence.
Entre autres, 390 000 $ seront investis pour accroître les services spécialisés de réadaptation à l’intention des personnes ayant des problèmes de dépendances dont, les femmes enceintes ou mères de jeunes enfants, les jeunes en difficulté, les personnes ayant des problèmes concomitants de santé mentale/dépendances et les personnes ayant recours au programme de substitution à la méthadone.
Un aperçu des impacts positifs souhaités
Mentionnons quelques-uns des services qui seront développés ou améliorés par ce soutien financier additionnel et les impacts positifs qui sont recherchés.
Dans le programme Personnes âgées en perte d’autonomie, par exemple, un montant additionnel de 2,8 M $ est prévu pour les services de maintien dans la communauté.
Cet investissement permettra, entre autres, une augmentation des interventions (environ 30 000 de plus) pour une bonne partie des 13 000 personnes soutenues à domicile, de même qu’un accroissement des allocations directes versées pour le soutien aux proches aidants afin de les aider à se procurer du répit.
Pour sa part, le volet des personnes ayant une déficience (physique, intellectuelle ou TED) et leurs proches comptera notamment sur un ajout de 400 000 $ pour le soutien aux proches et pour des mesures alternatives de répit, ce qui devrait toucher un bon nombre des quelque 1 700 familles ainsi soutenues annuellement.
De plus, un montant de 500 000 $ est versé pour le renforcement des services spécialisés en déficience physique et pour ceux à l’intention des enfants de moins de 6 ans aux prises avec un trouble envahissant du développement (TED).
Du côté des services aux jeunes en difficulté et à leurs familles, signalons des crédits de 900 000 $ destinés à intensifier les services des CSSS pour les enfants victimes de négligence et ceux du Centre jeunesse pour les enfants de 5 ans et moins faisant l’objet d’un placement.
En santé mentale, un montant de 640 000 $ est octroyé pour les services de première ligne aux adultes et pour des réseaux de sentinelles afin de lutter contre le suicide. En plus d’aider à contrer le phénomène du suicide, cet investissement permettra d’augmenter de 800, le nombre d’adultes recevant des services d’évaluation et de traitement pour un problème de santé mentale, pour un total de 3 750 par année.
Soulignons enfin que les organismes communautaires de la région bénéficieront d’un soutien additionnel total de 1,2 M $, dont 1,055 M $ à la mission globale, ce qui démontre encore une fois que l’Agence reconnaît l’apport important de ces partenaires du réseau.
Le président-directeur général, Jean-Denis Allaire, a tenu à souligner la justesse des choix faits par les membres du conseil d’administration qui, avec l’appui de la permanence de l’Agence, ont conduit cet exercice de répartition avec rigueur et sensibilité aux véritables besoins de notre population en matière de santé et de services sociaux.