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La Société canadienne du cancer condamne Asbestos, ma ville

Article mis en ligne le 17 juin 2008 à 8:09
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La Société canadienne du cancer condamne Asbestos, ma ville
Pendant des années, j’ai embrassé la cause de la Société canadienne du cancer avec enthousiasme. Toutefois, en tant que citoyenne d’Asbestos, cette société m’a récemment profondément déçue et indignée en prenant une position catégorique et sans ouverture contre l’amiante.

La Société canadienne du cancer bannit l’amiante sans distinction des types de fibres et de leur dangerosité. C’est l’erreur que font tous les bannisseurs de l’amiante. Amiante est un terme qui englobe plusieurs types de fibres et notre fibre chrysotile est l’une des moins toxiques. La Société canadienne du cancer bannit un produit, alors que c’est sa mauvaise utilisation du passé qui est à bannir.

De nombreuses études scientifiques démontrent que l’amiante chrysotile est sans danger lorsqu’elle est utilisée dans des conditions contrôlées. Rien ne prouve de manière scientifique que les substituts soient moins dangereux et de plus, ils sont généralement plus coûteux et moins efficaces.

On en conviendra que tout ce qui a été dit de négatif a eu plus de poids, «une véritable psychose anti-amiante», que toutes les études scientifiques démontrant l’exagération ou le non-fondé de cet acharnement contre l’amiante. Y a-t-il seulement eu une seule étude de faite sur le nombre de vies sauvées grâce à l’utilisation de l’amiante, notamment en lien avec sa résistance au feu?

Pourquoi vouloir, à ce point, le bannissement de l’amiante? Parce qu’on le dit dangereux pour la santé? Que dire du chlore, produit chimique hautement dangereux, qui peut donner la mort subite, lorsque respiré de trop près. Pourtant, on l’utilise dans toutes nos maisons pour blanchir le linge et désinfecter. On le boit chaque jour en l’utilisant dans nos réseaux d’aqueduc. On l’utilise dans nos piscines pour une eau claire et limpide. Le chlore est un produit extrêmement dangereux pourtant, on ne le bannit pas. Connaissant sa dangerosité, on l’utilise intelligemment, car il nous rend de précieux services.

Pourquoi ne pas faire de même avec l’amiante chrysotile? C’est une fibre naturelle aux vertus irremplaçables. Elle peut supporter des températures extrêmes. En fait, elle ne brûle tout simplement pas. L’amiante chrysotile peut aussi résister à la corrosion, aux micro-organismes et aux produits chimiques acides. Pas surprenant que la NASA, qui est à la fine pointe de la technologie, ne puisse plus s’en passer et qu’elle ait fait une grande réserve de notre amiante chrysotile.

Depuis les années 80, nos connaissances sur les dangers de l’amiante se sont beaucoup approfondies et des mesures de contrôle relativement simples et efficaces ont été mises en place. Donc, la solution ne réside pas dans le bannissement de l’amiante chrysotile, mais dans son exploitation et son utilisation sécuritaires pour l’homme et l’environnement.

«L’agency for toxic substances and disease registry», aux États-Unis, a classé l’amiante chrysotile au 119e rang quant à sa toxicité. Alors, si la Société canadienne du cancer désire travailler au bannissement des produits dangereux pour la santé et cancérigènes, elle devrait d’abord s’attaquer à demander le bannissement des 118 produits qui précèdent l’amiante chrysotile.

L’an dernier, ce sont plus de 114 000 $ dollars qui ont été amassés à Asbestos lors du Relais pour la vie. On donne d’une main avec générosité et on nous arrache de l’autre tout espoir économique en bannissant notre ressource naturelle qu’est l’amiante chrysotile qui a été longtemps le gagne-pain de la ville d’Asbestos et une richesse qui a contribué à l’essor du Québec, jadis nommé l’or blanc.

J’aime la marche et c’est avec plaisir que j’ai déjà participé à l’activité «Relais pour la vie». Mais aujourd’hui, comme citoyenne d’Asbestos, il est impossible pour moi d’appuyer cette cause puisque cet organisme exige du gouvernement fédéral l’élimination de l’usage et de l’exportation de l’amiante. Qu’en est-il pour vous?

Pour la défense d’une juste cause

Ghislaine Roger Leroux

Asbestos

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