La CSST met en cause un mécanisme de retenue défectueux
Un travailleur meurt écrasé
Un mécanisme de retenue défectueux est à l’origine du décès d'Éric Staples survenu le 17 février dernier. Ce dernier est mort écrasé sous un chariot à roulettes rempli d’œufs.
Le travailleur de l’entreprise Ovac venait de terminer le remplissage du chariot et s’affairait à faire redescendre ce dernier. C’est à ce moment que le chariot a roulé en bas de la plate-forme élévatrice sur laquelle il reposait pour se renverser sur le travailleur. L’entreprise de Saint-Nicéphore a été mise à l’amende.
Écrasé par près de 370 kg
Le jour de l’accident, Éric Staples procède au remplissage d’un chariot à roulettes en insérant des contenants de plastiques remplis d’œufs sur les tablettes.
Le chariot est installé sur une plate-forme élévatrice munie d’un adaptateur. Lorsque le remplissage est complété, il commande la descente de la plate-forme pour l’amener au niveau du plancher de l’usine.
Le chariot, qui pèse près de 370 kg, roule alors en dehors de l’adaptateur et tombe à la renverse sur le travailleur. Son collègue de travail soulève rapidement le chariot pour le libérer et les premiers soins lui sont prodigués. Le travailleur est transporté à l’hôpital où son décès est constaté.
Mieux identifier les dangers
L’enquête a permis à la CSST de retenir trois causes pour expliquer cet accident. En premier lieu, la méthode de travail utilisée, soit celle de remplir le chariot de la tablette du haut vers celle du bas, est dangereuse.
De plus, le mécanisme qui sert à retenir ce même chariot est défectueux. Finalement, l’organisation et la supervision du travail entourant le remplissage du chariot sont déficientes.
Révision de l’organisation du travail
À la suite de l’accident, la CSST a interdit l’utilisation des deux plates-formes élévatrices où s’effectue le remplissage des chariots. Avant de pouvoir les remettre en fonction, l’entreprise devait mettre en place des mesures de sécurité et réviser son organisation du travail quant à l’utilisation des plates-formes élévatrices. À ce jour, l’interdiction d’utiliser les plates-formes est toujours en vigueur.
La CSST considère que l’employeur Ovac a agi de manière à compromettre la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d'infraction lui a été délivré. Pour cette infraction, l'amende peut varier de 5 000 $ à 20 000 $ pour une première offense ou de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.
L’importance des entretiens préventifs
La CSST rappelle aux entreprises qu’il est primordial de faire régulièrement des entretiens préventifs sur les dispositifs de sécurité afin que ces derniers soient toujours fonctionnels.