Avec l’arrivée des journées estivales, plusieurs d’entre nous désireront entreprendre des rénovations domiciliaires. Certains effectueront eux-mêmes les travaux tandis que d’autres embaucheront un entrepreneur. Avant de faire affaire avec un rénovateur, il importe de respecter des règles de prudence.
D’abord, il faut s’assurer que la personne possède un permis de la Régie du bâtiment qui vous assure de la compétence et de la solvabilité de l’entrepreneur. Il est possible de vérifier cette information au
www.rbq.gouv.qc.ca en utilisant soit le nom, le numéro de permis ou le numéro de téléphone de l’entrepreneur.
Ensuite, si une personne se présente à votre porte pour vous offrir ses services en rénovation, il doit détenir un permis de l’Office de la protection du consommateur qui indique qu’il peut vous solliciter à la maison et qu’il a déposé un cautionnement. Méfiez-vous des propositions qui vous incitent à prendre une décision à la hâte. Par exemple, quelqu’un pourrait alléguer qu’il lui reste des matériaux de son dernier chantier et que l’offre n’est valide que maintenant. Il peut s’agir d’une arnaque et les travaux pourraient être bâclés ou incomplets. Avant de signer un contrat de vente itinérante, prenez le temps de réfléchir et ne versez pas d’acompte. Vous ne devriez pas non plus permettre que les travaux débutent avant que le délai de résiliation de 10 jours ne soit écoulé.
Il serait prudent de contacter plus d’un entrepreneur avant de signer un contrat et de prendre des références auprès de voisins, d’amis et de membres de la famille. Si vous n’êtes pas satisfait des travaux, tentez de vous entendre avec le rénovateur. Sinon, portez plainte à l’Office de la protection du consommateur ainsi qu’à la Régie du bâtiment. Il vous serait aussi possible d’entamer des poursuites devant la Cour des petites créances pour un maximum de 7000$.
Marisol Lemay
ACEF des Bois-Francs