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Steve Lamontagne espère toujours une microéolienne dans sa cour

Malgré deux refus de la Ville de Victoriaville

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 9 juin 2008 à 11:02
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Steve Lamontagne espère toujours une microéolienne dans sa cour
Steve Lamontagne devant sa résidence, montrant l'endroit où il veut installer une éolienne domestique, juste à l'orée de la forêt.
Steve Lamontagne espère toujours une microéolienne dans sa cour
Malgré deux refus de la Ville de Victoriaville
Steve Lamontagne est très déçu que la si «verte» Victoriaville lui ait refusé d’installer une éolienne domestique dans son vaste parterre de 125 000 pieds carrés au 99, rue des Andes. D’autant plus déçu que le Comité consultatif d’urbanisme a refusé sa demande invoquant les «impacts visuels» de la présence d’une éolienne dans la montagne, alors qu’il a fermé les yeux sur celle qu’a installée le Centre de formation Vision 20 20 en bordure de la rue Notre-Dame Est. «Avec 450 autos à l’heure passant devant l’école, on ne peut pas dire que l’éolienne de Vision 20 20 n’a pas d’impact visuel.»
Devant le Comité consultatif d’urbanisme, le résidant de la rue des Andes avait explicité son projet pour lequel il avait d’ailleurs consulté ses voisins.

«Là où je l’installerais, au bout du parterre, juste à l’orée de la forêt, elle ne serait visible que pour deux de mes voisins et j'ai obtenu leur accord. J’étais même prêt à la peinturer pour qu’elle se fonde dans le paysage.»
Une éolienne contrevenante
L’éolienne que veut implanter M. Lamontagne est identique à celle qu’a installée le Centre de formation Vision 20 20, une Skystream développant 1 800 watts, perchée au bout d’une tour de 18 pieds.
C’est d’ailleurs l’implantation de cette éolienne de la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF) qui a incité le résidant de la rue des Andes à retourner, avec son dossier, à la Ville de Victoriaville, ayant essuyé un premier refus au printemps 2007.

La CSBF aurait contrevenu au règlement municipal en érigeant cette éolienne… pour laquelle elle n’a d’ailleurs pas demandé d’autorisation.

L’actuel règlement victoriavillois n’autorise l’installation d’éoliennes domestiques qu’en zone agricole sur des terrains d’au moins 32 291 pieds carrés (3 000 mètres carrés).

«Je ne peux pas croire que Victoriaville ne soit pas plus ouverte à d’autres sources d’énergie verte. C’est sûr qu’on ne peut pas s’attendre à ce que la Ville autorise des éoliennes dans des quartiers résidentiels, comme sur la rue Belvédère par exemple, mais elle pourrait les permettre sur des terrains qui ont une grandeur spécifique. Ici, dans la montagne, on est presque à la campagne. Je ne connais pas beaucoup les règlements municipaux des autres villes du Québec, mais je sais qu’au Vermont (États-Unis), on voit de plus en plus de microéoliennes sur des terrains de moins de 30 000 pieds carrés.»

Steve Lamontagne misait sur l’énergie d’Éole pour stopper le chauffage au bois en période hivernale, réduire les émissions de gaz à effet de serre et expérimenter et produire lui-même une partie de son électricité pour les besoins de sa famille. Il avait estimé qu’il lui en coûterait entre 15 000 $ et 20 000 $ pour installer son éolienne, un investissement qu’il aurait amorti sur une période d’environ 10 ans, puisqu’il économiserait environ 2 000 $ par année en frais d’électricité.

Le résidant de la rue des Andes s’intéresse à des pratiques plus écologiques, s’étant par ailleurs doté d’un système pour récupérer l’eau pluviale. C’est avec cette eau qu’il arrose ses fleurs et qu'il peut laver sa voiture. Éventuellement, son système lui permettra de se servir de cette eau pour ses toilettes. «Faire pipi», comme il dit, dans une eau traitée à grands frais, c’est presque du gaspillage, observe-t-il.

Déçu par les refus du Comité consultatif d’urbanisme, Steve Lamontagne a l’intention de formuler de nouveau sa demande, mais cette fois, aux instances politiques, son conseiller municipal, Christian Lettre pouvant s’attendre à recevoir sa visite (voir autre texte).

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