Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
La Nouvelle / L'Union
pub en folie accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La forêt d'ici, une classe ouverte à 3 000 élèves

Hélène Ruel par Hélène Ruel
Voir tous les articles de Hélène Ruel
Article mis en ligne le 3 juin 2008 à 14:57
Soyez le premier à commenter cet article
La forêt d'ici, une classe ouverte à 3 000 élèves
La forêt d'ici, une classe ouverte à 3 000 élèves
Pour cette portion des cours de géographie portant sur la foresterie, les profs des classes de deuxième secondaire avaient trois possibilités de champs d'études : la Mauricienne, la Britanno-Colombienne ou l'Amazonienne! Pourquoi ne pas y ajouter la forêt du Centre-du-Québec?, se sont dits les représentants de la Table forêt de la MRC d'Arthabaska.
Grâce à une entente de collaboration de cinq ans entre la Table forêt et la Commission scolaire des Bois-Francs, les profs de géographie pourront ainsi offrir à leurs quelque 3 000 élèves un tout nouveau projet éducatif sur la forêt d'ici.

Ce projet, assorti d'«ateliers» en forêt, a déjà fait l'objet d'expérimentations avec quatre groupes d'élèves des profs Serge Auclair et Daniel Béliveau des écoles secondaires Monique-Proulx de Warwick et Sainte-Marie de Princeville.

Dès l'an prochain, il sera accessible à toutes les écoles secondaires de la Commission scolaire des Bois-Francs et proposé aux deux autres commissions scolaires du Centre-du-Québec, puisque les fonds, totalisant 72 000 $, proviennent de plusieurs partenaires régionaux.

«C'est nouveau et capoté!», s'est exclamé le prof et conseiller pédagogique Daniel Béliveau, enthousiasmé par le contenu du projet et des compétences qu'il développe chez les élèves.

Guy Larochelle, directeur général de l'Agence forestière, explique que la Table forêt de la MRC d'Arthabaska poursuit plusieurs objectifs en mettant son expérience et des fonds à la disposition des élèves.

Il dit que les jeunes pourront acquérir et approfondir leurs connaissances sur le milieu forestier qui les entoure, développer leur sens critique et se forger une opinion. Après tout, ce sont eux qui, dans quelques années, auront à se prononcer sur la place publique, à prendre des décisions sur le développement durable de la forêt.

La «mauvaise presse» des dernières années sur les pratiques forestières n'est pas étrangère à cette volonté de faire mieux connaître les activités sylvicoles d'ici, a ajouté Guy Larochelle. «Nous n'avons ni le discours industriel, ni le discours écolo, nous voulons rester neutres», a indiqué M. Larochelle. «Bien des jeunes croient maintenant qu'il est sacrilège de couper un arbre!», a-t-il ajouté.

«Les grandes coupes à blanc qu'on a pu voir dans L'erreur boréale ne sont pas la réalité de la forêt régionale», a renchéri Jean Page, directeur général de la Société sylvicole d'Arthabaska-Drummond, également membre de la Table forêt.

Cette «désinformation» sur certaines pratiques a eu d'autres effets, a ajouté M. Page, ceux de «dévaloriser le travail en forêt», comme l'a souligné Gilles Marchand, maire de Saint-Louis-de-Blandford et représentant le Syndicat des producteurs de bois du Centre-du-Québec.

Tant et tant qu'il y a désormais pénurie de bûcherons, d'ouvriers sylvicoles, de techniciens et d'ingénieurs forestiers.

À raison de huit ou dix périodes de 75 minutes au cours de leur année scolaire, les élèves à qui le projet sera offert, apprendront à «lire l'organisation du territoire», à comprendre les enjeux liés à la forêt d'ici (l'agriculture et l'urbanisation qui peuvent la menacer), mais aussi à projeter leur regard sur ce qui se passe ailleurs, à identifier des stratégies d'actions, a précisé Daniel Béliveau.

Ils seront invités à «aller dans le bois». L'ingénieur forestier, Daniel Gagnon de SNG Foresterie conseil, explique que plusieurs types d'ateliers peuvent être organisés pour familiariser les jeunes aux techniques utilisées en forêt pour élaguer, marteler, estimer l'âge des arbres.

Parce qu'Yvon Camirand, président de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec, s'associe au projet éducatif, il sera possible aux profs d'intégrer le programme Un arbre, une vie.

En septembre, les jeunes sont invités à faire pousser un petit chêne rouge, qu'ils dorlotent durant toute l'année avant de le transplanter dans une forêt, la fin des classes venue. «L'activité a une saveur patrimoniale, le chêne rouge était, jadis, omniprésent au Centre-du-Québec», a indiqué M. Camirand, un prof à la retraite, toujours associé au mouvement Brundtland.
Les membres de la Table forêt, Gilles Marchand (deuxième), Guy Larochelle (cinquième), Jean Page et Daniel Gagnon en compagnie d'Yvon Camirand (à gauche), du préfet de la MRC d'Arthabaska, Lionel Fréchette (troisième) et du conseiller pédagogique Daniel Béliveau (au centre).

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous préoccupé par le ralentissement économique?
  • Oui
  • Non