Michel Gauthier
La Nouvelle Union souffle sa première bougie!
L’anniversaire aurait pu passer inaperçu. Pourtant, le journal La Nouvelle Union souligne, cette semaine, son premier anniversaire de naissance. «Le lecteur moyen n’a pas vraiment vu la différence, parce qu’on était transparent dans le marché. On n’avait jamais caché que Transcontinental possédait les deux journaux La Nouvelle et L’Union, dit Michel Gauthier, directeur régional des sept hebdos Transcontinental du Centre-du-Québec et de l’Estrie.
Depuis un an, en effet, tant pour l'édition du week-end que pour celle du mercredi, le journal porte un seul et même nom, La Nouvelle Union, rappelant à la fois les racines historiques des deux publications et marquant le début d’une nouvelle existence pour le bihebdomadaire.
Michel Gauthier observe qu’en un an, avec la section des petites annonces et des offres d’emploi, le journal de la semaine s’est augmenté de 8 à 12 pages. «De sorte que la semaine, les lecteurs sont plus informés qu’auparavant.»
Et puis, précise-t-il, l’édition du mercredi est distribuée dans beaucoup plus de foyers, passant de 27 500 exemplaires à 31 519 aujourd’hui. «Le journal de la semaine est maintenant distribué dans la partie urbaine de Plessisville.» Quant à l’édition du week-end, on en imprime 45 122 exemplaires pour desservir les Bois-Francs, l’Érable et une partie de la MRC des Sources.
«Je suis content qu’on ait donné un deuxième souffle à l’édition du mercredi. On a préparé le journal à ce qui s’en venait…»
Michel Gauthier évoque ces nouvelles stratégies de mise en marché initiées par les chaînes de magasins à grande surface et qu’adoptent depuis quelques semaines les supermarchés d’alimentation. Les lecteurs l’ont remarqué, les circulaires sont plus nombreuses dans le Publi-Sac du mercredi que dans celui du week-end.
«Et bientôt, ce sera au tour des marchands locaux de choisir le milieu de la semaine pour publier leurs messages publicitaires. Et cela aura un effet à la hausse sur le nombre de pages de l’édition du mercredi. Ce sont les habitudes de consommation et de lecture qui sont appelées à changer», prédit Michel Gauthier.
On peut s’attendre, poursuit-il, à ce que ces mouvements du marché publicitaire créent une nouvelle pression sur le distributeur afin d’augmenter le nombre d’exemplaires de La Nouvelle Union du mercredi.
Aux yeux de Michel Gauthier, les hebdomadaires constituent le média par excellence. «On les distribue aux portes des foyers. Sans qu’on les force, les gens les consultent beaucoup. Le taux de lecture varie entre 88 et 90%. De moins en moins, les gens veulent payer pour leurs informations et c’est ce qui complique la vie des quotidiens.»
La force des hebdomadaires réside aussi dans le fait qu'ils sont les «médias des communautés». Là-dessus, dit encore le directeur régional, il faut continuer d’investir dans les salles de rédaction.
D’autant que le Net s’impose. «C’est un tournant que la rédaction a rapidement pris, lanouvelle.net étant le site le plus consulté des hebdos Transcontinental», souligne Michel Gauthier avec fierté.
Il poursuit en disant que le grand défi à relever, c’est de rentabiliser le site Internet. «Il faut le rendre attrayant pour les annonceurs. Ça reste un marché à apprivoiser…»
Les éditions «papier» de La Nouvelle Union ne seront pas négligées, Michel Gauthier laissant entendre que l’automne devrait amener un léger vent de rafraîchissement des normes graphiques des journaux.