Le jury examine un des chiens qui parade pour le concours de beauté.
Une 2e édition qui a du chien!
Vendeurs particuliers ou marchands, public amoureux des animaux et propriétaires de chiens, tous étaient de la partie samedi pour faire de la deuxième vente de garage de la SPAA un succès, puisque celle-ci a permis d’amasser les 3 000 $ espérés!
«La réponse a été excellente, tant du côté du public qui venait pour acheter que du côtés des exposants. Nous avons réussi à louer 53 tables, comblant ainsi plus de 1060 pieds carrés du stationnement DeBigarré», souligne Dominique Roux, directrice générale de la SPAA et organisatrice de l’événement, qui a vu défiler sur les lieux plus de 1 900 personnes.
D’ailleurs, le public était au rendez-vous du matin jusqu’à la fin de l’activité, qui s’est terminée vers 17 h. Heureusement, La SPAA a pu compter sur l’aide de plusieurs bénévoles dont, entre autres, les jeunes participants de Katimavik et la vétérinaire Marlène Bédard.
Plus de cinquante douzaines de hot-dogs se sont aussi envolés, ajoutant ainsi aux profits récoltés par l’activité.
Du côté du concours de beauté, 26 chiens ont paradé pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Le jury a préféré, du côté des petits chiens (0-45 livres), le mastif anglais d’Amy Roux-Lapointe, le shetland de Maryse Hébert et «Coquette», un golden croisé appartenant à Sonia Mercier.
Chez les 45 lbs et plus, le bouvier bernois de Claude Picard «Charlot» a mérité la première position, le golden de Renée Gamache «Clifford» a obtenu la seconde et «Café», un bouvier bernois également appartenant à Cyrille Leflem s’est classé à la troisième.
«Notre objectif principal est atteint, c’est–à-dire de pouvoir rassembler en un même lieu les propriétaires de chiens et les personnes ressources qui peuvent les guider en matière de dressage, d’alimentation et de soins de santé», confirme la directrice générale.
«Ce à quoi j’aimerais parvenir, c’est sensibiliser la population à l’importance de développer un lien presque familial avec l’animal. Un animal domestique, c’est plus qu’un chien qu’on tient en laisse. Il doit avoir sa place dans la famille et obtenir tous les soins dont il a besoin», ajoute à cela Mme Roux.
Des chiens qui ont du flair
Différents exposants étaient sur place pour informer les propriétaires de chiens, récolter des fonds pour la même cause ou faire des démonstrations.
Les chiens renifleurs de Club de recherche K9-Mauricie étaient notamment sur place, avec leurs maîtres, pour démontrer l’étendue de leur expertise en matière de recherche.
«Cette démonstration a connu énormément de popularité», a confirmé à ce sujet Dominique Roux.
Le club, qui a été fondé par André Champagne, a pour principal objectif de rechercher des personnes disparues et faire de la détection d’objets. On en parle comme d’un loisir «sérieux», puisque le perfectionnement des maîtres et des chiens est au cœur du travail accompli.
Selon Stéphanie Lemire qui était sur place avec son berger des Pyrénées, n’importe quel chien peut être efficace dans ce type de recherche.
«Nous proposons à leurs maîtres de faire un test d’un mois, avec les chiens. Après un mois de formation, on peut évaluer si ceux-ci ont des aptitudes pour la recherche», explique Mme Lemire. «Il faut d’abord que le chien aime jouer. Sa motivation, c’est de trouver la personne ou un objet. C’est comme une récompense à la fin du jeu», ajoute-t-elle.
La formation dure approximativement deux ans. «Après six mois cependant, le chien peut commencer à participer à des recherches moins complexes.»
Pour plus d’informations sur ce groupe qui a déjà participé aux recherches de Cédrika, Tommy Arsenault (Latuque) et Alexandre Morin (Québec), il est possible de visiter leur site au
www.sauvetagemauricie.ca .
Tous pour la SPAA
Même les élèves de Yolaine Rousseau en «Communications et médias» de l’école secondaire Sainte-Marie de Princeville ont décidé de faire leur part cette année, pour la SPAA.
À l’entrée du stationnement, les étudiants vendaient en effet des sacs, des cartes et des porte-mémos magnétiques à l’effigie des animaux à adopter de la SPAA. L’argent ainsi amassé sera entièrement remis à l’organisme de protection des animaux.
«Nous avons débuté le projet après les fêtes. Les étudiants ont photographié leur propre animal domestique et ont ensuite fait une séance de photographie avec les animaux à la SPAA. Ils ont développé eux-mêmes les photos argentiques en noir et blanc et ont fabriqué ensuite les objets», explique l’enseignante en sciences Yolaine Rousseau, qui était accompagnée de sa collègue dans cette aventure, Sophie Cormier, également enseignante en sciences.
«Une vingtaine d’élèves de secondaire 1 ont participé au projet», a ajouté celle-ci.
Les enseignantes, par le biais d’un court billet remis à l’achat des différents objets, rappellent aux gens que les animaux ont les mêmes angoisses et les mêmes douleurs que l’être humain. «Aimons-les davantage», peut-on y lire.