Berthe et Marc–Aurèle Bergeron célébreront en juillet 60 ans de vie commune.
La FADOQ- Club de Plessisville honore ses jubilaires
Dimanche au Centre communautaire de Plessisville, la FADOQ-Club local a procédé à son traditionnel hommage aux jubilaires devant plus de 200 personnes réunies.
Une douzaine de jubilaires célébrant de 80 ans et plus, ainsi que 24 couples cumulant plus de 40 années de mariage ont été honorés à cette occasion, en présence de la mairesse de la paroisse de Plessisville, Berthe Marcoux, et de son curé, Onil Godbout.
Seule dame âgée de 90 ans parmi les jubilaires, Rollande Mathieu Beaudoin affichait son plus beau sourire en recevant cet honneur. La dame originaire de Ste-Sophie-d’Halifax, qui habite maintenant le foyer Le Temps de vivre, peut se vanter d’avoir parcouru tout l’Ouest canadien, en plus de quelques voyages en Floride. Par contre, elle se souvient très bien qu’à l’époque où elle s’est mariée, il n’était pas question pour les nouveaux époux de quitter le nid conjugal après les noces. «Dans ce temps-là, il n’y avait pas de voyage de noces! Je suis allée habiter une semaine chez ma sœur, au village, à la place», se souvient en riant la belle dame.
Pour elle, peu de secret pour demeurer aussi sereine et heureuse après 90 ans, sinon recevoir régulièrement la visite de ou l’autre de ses neuf enfants toujours vivants, qui habitent toujours dans son entourage.
Berthe et Marc–Aurèle Bergeron figurent parmi les quatre couples célébrant 60 ans de vie commune. Pour eux non plus, point de secret. «Sinon de la patience… et beaucoup de travail! Nous n’avons jamais eu beaucoup de temps pour nous disputer!» avoue candidement Mme Bergeron. Institutrice, elle a dû attendre quatre ans avant de pouvoir enfin recevoir la bague au doigt de la part de son amoureux, le 3 juillet 1948 à Saint-Frédéric de Beauce. «Il fallait attendre d’avoir les sous!, confie son mari. Je gagnais seulement 15 $ par semaine en travaillant chez un agriculteur!»
Après avoir passé vingt ans à la maison pour élever leurs huit enfants, Mme Bergeron a finalement recommencé à enseigner pendant 14 ans à Sainte-Sophie d’Halifax, dès 1972, le couple ayant emménagé à Plessisville en 1950.
Mariée à Dieu depuis 50 ans, Sœur Gabrielle Lambert, de la congrégation des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie, a reçu pour sa part le même honneur que celui dédié aux couples jubilaires.
Bien connue auprès des personnes handicapées de Plessisville, pour lesquelles elle s’affaire à organiser des activités ludiques au sein du Club Joie de vivre, Sœur Gabrielle se dédie principalement à enseigner le français chez elle, dans le cadre d’ateliers d’éducation aux adultes offerts par le biais d’Éduco-Pop. «Je m’occupe présentement de 90 personnes âgées entre 20 et 88 ans», mentionne-t-elle, un brin de passion dans la voix.
Si on demande à Sœur Gabrielle si elle entretient pour son choix de vie la même ferveur qu’à ses débuts, elle vous répond aussitôt : «plus encore que jamais! Je voudrais que tout le monde soit aussi comblé que je ne le suis!»
C’est en transmettant sa joie de vivre et la paix parmi son entourage et sa communauté que Sœur Gabrielle Lambert trouve, à sa façon, le secret du bonheur.