Pris en flagrant délit pour un vol de tableaux, un garçon se retrouve en prison avec quatre autres prisonniers bien particuliers…
«Les Fous de Bassan», un concept original et flamboyant
La salle du cinéma Laurier était comble pour la première représentation du spectacle de fin d’année des 400 danseurs de l’Entre-Choc, inscrits en danse moderne, hip hop, «break dance» et en jazz. «Les Fous de Bassan», une aventure délirante au pays de l’imaginaire, a une fois de plus convaincu les spectateurs du talent de Marie-Hélène Carrier et de ses collègues professeurs pour conduire leurs élèves au sommet de leur talent… et de leur imagination.
Chorégraphies de hip-hop ou de jazz, combats de «break dance» entre gangs de rue, personnages caricaturales, voyage dans le temps ou aux confins de l’imaginaire, accompagnés d’envolées burlesques… Le tout, campé dans des décors surprenants et orchestré par une mise en scène des plus originales. Voici, en quelques mots, ce qui caractérise le flamboyant spectacle de fin d’année offert en quatre représentations samedi et dimanche, au Laurier, par les élèves de l’école L’Entre-Choc.
Difficile d’enfermer dans un carcan de style cette fresque personnelle imaginée par Marie-Hélène Carrier et ses chorégraphes Geneviève Rivard, Karine Jalbert et Joanie Larivière. On ne peut que savourer toute la passion générée par les efforts des différents groupes d’étudiants en danse qui se sont succédés sur les planches du Laurier, dans une série de tableaux aussi théâtrales que chorégraphiques.
Puisque chaque spectacle raconte une histoire, celle-ci raconte celle d’un garçon, rempli de paradoxes, qui aime provoquer. Pris en flagrant délit pour un vol de tableaux, le garçon, provenant de notre époque bien contemporaine, se retrouve en prison avec quatre autres prisonniers qui semblent sortir tout droit des bandes dessinées de notre enfance. «Mis en cage, ces cinq oiseaux marins sont condamnés à vivre pour l’éternité et doivent peindre pour se libérer», peut-on lire dans le programme du spectacle.
Imaginez le tableau quand on voit défiler, au cours d’un même spectacle, Lucky Luke et ses candides petits Dalton, la Veuve noire, Barbe noire et Al Capone, sur des musiques pop, blues ou encore du hip hop. Imaginez la scène quand on y ajoute en plus «Le 304», une chanson de Diane Dufresne brillamment interprétée par Alexandre Desfossés, devant le décor d’une prison de conception ingénieuse. Plusieurs autres chanteurs viennent de plus s'ajouter à cette production dont Manon Fortier, Sylvie Ouellette et Stéphane Lambert.
C’est ainsi qu’une foule de personnages éclatés se succèderont sur scène, si différents les uns des autres, et pourtant suivant le fil bien conducteur de ce concept original. Le public y voit aussi danser, en parfait synchronisme, des gangs de rue, allant des rappeurs streetd’aujourd’hui aux «mafiosos», plus «jazzés», de l’époque d’Al Capone, en passant par les danseuses indiennes de la Tribu des Têtes Plates et les pirates des hautes mers.
Pour s’en faire encore une meilleure idée, deux autres représentations auront lieu également au Laurier dimanche, à 13h30 et 19h30.