Marie-Christine Bélisle
Une cinéaste centricoise partage son expérience
Il est facile pour les jeunes cinéastes en devenir, de se projeter dans l'avenir en voyant le chemin parcouru par Marie-Christine Bélisle, cinéaste centricoise qui laisse de plus en plus sa marque dans le domaine qu'elle a choisi, il y a quelques années.
Marie-Christine était dans la région dans le cadre du festival provincial de courts métrages étudiants, Le Boisé court toujours. La jeune cinéaste a agi à titre de conférencière lors du gala d'ouverture du festival, le 20 mai et devait faire une tournée des différentes écoles au cours de l'événement. Pendant la rencontre, Marie-Christine a expliqué son parcours personnel et professionnel et a discuté de ses expériences artistiques.
La jeune cinéaste a passé toute son adolescence à Victoriaville avant de partir à Montréal pour étudier en technique de dessin animé au cégep du Vieux-Montréal. «J'ai choisi ce domaine parce que je dessinais tout le temps quand j'étais jeune», souligne-t-elle. Alors, quand elle a appris qu'il existait cette technique, ça été une illumination pour elle.
Aujourd'hui sur le marché du travail, la jeune femme doit œuvrer dans plusieurs domaines différents pour tirer son épingle du jeu. «C'est sûr qu'on ne peut pas dessiner tout le temps. Il faut faire connaître son travail, laisser sa marque», explique-t-elle.
Formée en animation, elle voudrait toutefois se diriger vers le monde du cinéma où elle travaille déjà dans certains projets pour des effets visuels. «Alors, il faut connaître beaucoup de logiciels informatiques», ajoute-t-elle.
La cinéaste se fait toujours un devoir de respecter les délais et a cette capacité de trouver des solutions face à des projets, ce qui fait d'elle un élément important d'une équipe de production.
Pendant sa conférence, Marie-Christine présente, puisqu'il s'agit d'un festival de films courts, le court métrage qu'elle a réalisé, de A à Z, comme projet d'étude final. Intitulé Gob, son dessin animé se veut une réflexion sociale bien arrêtée, qui a su plaire aux jeunes présents lors du gala d'ouverture.
Et pour la cinéaste, c'est un grand honneur que de partager sa passion avec les jeunes de la région, de futurs cinéastes peut-être… «Je suis fière de partager mon amour du cinéma et allumer quelques lanternes peut-être», termine-t-elle.
À entendre les questions des plus jeunes, on sent déjà une bonne connaissance, et surtout un grand intérêt pour le 7e art, du côté de la relève.