Mylaine Massicotte et Katherine Coulombe (à l'avant), Karine Lapointe et Alexandre Tanguay (derrière) en compagnie de leur prof Denis La France (à gauche)
Le Biomonde à la portée de quatre collégiens
Quatre étudiants du profil Culture biologique des fruits et des légumes du programme de Gestion et Exploitation d’entreprise agricole du cégep de Victoriaville ont constitué, au début de leurs études, le groupe Biomonde.
Leur objectif était de préparer la réalisation d’un stage de fin d’études afin de poursuivre leur apprentissage en poussant plus loin les compétences développées durant leurs trois années au Cégep. Ils ont travaillé fort à collecter des fonds pour couvrir les frais de voyage. Comme ils terminent leur Diplôme d’études collégiales d’ici peu, ils approchent de la réalisation de leur stage.
Katherine Coulombe part en Suisse où elle travaillera une saison dans un vignoble, dans des conditions climatiques qui peuvent s’apparenter un peu à celles du Québec.
Mylène Massicotte passera une saison de production en France, dans les Pyrénées, dans une ferme qui utilise la traction animale en production maraîchère. Qui sait, avec l’explosion des prix du pétrole, si le travail avec les chevaux encore utilisé un peu en foresterie, n’effectuera pas un retour dans certaines pratiques agricoles au Québec ?
Alexandre Tanguay travaille déjà sur la ferme familiale à Sainte-Sophie où il est en train de développer des cultures maraîchères et fruitières en complément de la production ovine et acéricole. Il planifie effectuer un stage sur une ferme ovine en Nouvelle-Zélande l’hiver prochain, alors que là-bas, ce sera l’été.
Karine Lapointe se lance en production dès ce printemps, dans la région des Basses-Laurentides. Elle effectuera un stage en Inde, à Auroville, l’hiver prochain. Fondée en mémoire de Sri Aurobindo, Auroville est une communauté internationale qui vise à favoriser la paix et l’harmonie dans le respect des croyances, des opinions politiques et des nationalités. Deux mille personnes provenant de plus d’une trentaine de pays y sont établies. Plusieurs fermes biologiques y accueillent des stagiaires. En pratique, le stage dépasse l’acquisition de compétences agricoles et permet au participant un contact avec ce projet unique au monde.
Les étudiants du groupe Biomonde ont été soutenus par Denis La France, enseignant en agriculture. Fervent partisan de l’internationalisation de la formation, il travaille avec des élèves des années suivantes à des projets semblables. Le département d’agriculture travaille à une politique d’ouverture sur le monde visant à favoriser la réalisation de stages et de voyages dans les pays étrangers ou d’autres régions du Canada, et à leur intégration dans le programme d’études. Ces développements font suite à la volonté manifestée dans le plan stratégique de l’établissement «d’assurer l’ouverture du Cégep sur le monde par l’internationalisation de nos programmes et le développement de projets de coopération et de mobilité étudiante ou du personnel».
D’ailleurs, la direction des études alloue une bourse de 375 $ par personne aux étudiants qui partent dès ce printemps.