Daniel Naud
Daniel Naud souhaite faire ses preuves
La nomination de Daniel Naud à titre d’entraîneur adjoint chez les Tigres en a surpris plus d’un, non pas parce qu’il traîne une mauvaise réputation, bien au contraire, mais plutôt parce qu’il a passé la majeure partie de sa carrière de joueur de hockey en Europe. C’est également sur le Vieux Continent qu’il a fait ses débuts derrière le banc d’une formation professionnelle.
En Amérique du Nord, Naud est bien peu connu des amateurs. Il jouit néanmoins d’une réputation plus qu’appréciable en Europe, en Allemagne notamment.
En trois saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, il a évolué pour trois formations soit les Black Hawks de Sorel, les Bisons de Granby ainsi que les Olympiques de Hull.
En 198 matchs dans la LHJMQ, il a inscrit 54 buts et 136 passes. Repêché en sixième ronde (125e au total) par les Sabres de Buffalo en 1980, il a disputé deux saisons avec les Americans de Rochester dans la Ligue américaine de hockey où il a marqué 21 buts et a cumulé 96 passes en 150 matchs.
Il a évolué, durant les deux autres saisons suivantes, avec les Generals de Flint et les Lumberjacks de Muskegon dans la Ligue internationale de hockey avant de faire le saut en Europe.
Il a passé les neuf saisons suivantes en Allemagne, avec le Landshut EV, le Aursburg EV et le Gerestred Tus. Le défenseur a, par la suite, entamé sa carrière d’entraîneur. Il a agi à titre d’entraîneur-chef en Allemagne durant quatre saisons et comme entraîneur adjoint au cours d’une campagne.
Voilà qu’à l’âge de 46 ans, il est de retour dans son Québec natal pour des raisons familiales. C’est Ron Choules, avec qui il a joué durant une saison avec les Olympiques de Hull, qui lui a donné sa première chance derrière le banc d’une formation de la LHJMQ en janvier dernier. Naud, à titre d’adjoint, avait la responsabilité des défenseurs, rôle qu'il campera avec les Tigres l’an prochain.
Le Titan avait d’ailleurs déposé une offre à Naud pour qu’il demeure à Bathurst l’an prochain. Préférant se rapprocher de sa famille, à Québec, il a préféré l’offre des Tigres. Il a également entretenu des discussions avec deux autres équipes du circuit Courteau.
Bien qu’il jouisse d’une expérience plus qu’appréciable, Naud est conscient qu’il lui reste encore beaucoup à prouver en Amérique du Nord.
«Au Québec, je suis un inconnu, bien que je sois un Québécois pure laine. Je souhaite faire mes classes dans le hockey nord-américain afin de graduer dans le milieu. J’aimerais, éventuellement, devenir entraîneur-chef. Je sais que j’ai des choses à prouver ici», a expliqué l’homme de hockey, qui est originaire de Saint-Marc-des-Carrières.
Daniel Naud avoue connaître bien peu de joueurs des Tigres, puisque le Titan d’Acadie-Bathurst n’a pas affronté les Victoriavillois lorsque Naud était en poste.
«J’aurai besoin d’une période d’adaptation pour bien connaître chacun des joueurs. Cela devrait se faire assez rapidement», a complété le successeur de Stéphane Hains.