Réponse à la lettre d’opinion de Claude Bergeron : «Quelques mots au député d’Arthabaska», publié le 13 mai au
www.lanouvelle.net.D’entrée de jeu, je me questionne sérieusement. Vous commencez votre lettre en vous identifiant comme un «groupe de militants indépendantistes … ». À ma connaissance, il n’y a actuellement que deux partis politiques qui prônent l’indépendance du Québec, soit le Parti Indépendantiste et Québec solidaire.
Le PQ de Pauline Marois a reporté aux calendres grecques le prochain référendum. Ce que vous, les militants péquistes, avez entériné lors de votre dernier conseil général. Votre opinion reflète-t-elle la pensée de l’ensemble des membres du PQ d’Arthabaska? Ou encore, militez-vous pour le bon parti?
Vous avancez aussi «nous sommes d’accord qu’il y a encore de nombreux problèmes au Québec». Vous avez raison. Mais il y a maintenant à Québec une opposition officielle qui fait son travail. Lors du dernier budget libéral, les interventions du parti de Mario Dumont ont permis aux familles de faire des gains. Même chose pour les aidants naturels. Le PQ a voté contre ce budget, dois-je vous le rappeler?
Aussi, le 100 $ par enfant prôné par l’ADQ est destiné au conjoint. Aucun adéquiste n’a parlé de garder les femmes à la maison. C’est un choix que nous offrons aux familles, pas une condition. Un peu de petite politique de votre part?
Péquistes et libéraux avaient aussi abandonné l’entretien minimal de notre réseau routier. Vous vous rappelez sûrement le débat des chefs de mars 2007.
L’intervention de M. Dumont a obligé le gouvernement à passer à l’action et ce, pour la sécurité de tous ceux et celles qui circulent sur les routes du Québec. La négligence et les politiques à courte vue des vieux partis vont tout de même nous coûter 3 milliards et ce, sur la carte de crédit. La dette du Québec a franchi la barre des 150 milliards, voilà l’héritage «libéralo-péquiste».
De plus, toujours empêtré dans les suites de la réforme Marois, le gouvernement actuel tente de réparer les pots cassés par des demi-mesures. La ministre de l’Éducation vient de déposer un projet de loi «limitant l’autonomie des Commissions scolaires», mais n’a pas eu le courage politique d’aller jusqu’au bout. Cette situation est présentement dénoncée par le président de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement, Serge Morin.
Celui-ci avance «qu’on a une ministre qui a peur des parents et de leur capacité à pouvoir influencer; le fonctionnement d’une école». À l’ADQ, c’est clair. Nous voulons redonner l’école aux élèves et rediriger l’argent nécessaire vers les services qu’ils sont en droit d’attendre.
Des structures administratives, le Québec en a trop et le décrochage scolaire est toujours un véritable fléau. L’ADQ a toujours prôné que l’argent devait aller directement aux services à l’élève et, pour ce faire, nous devons abolir les Commissions scolaires. Voilà quelques exemples d’une opposition responsable et ce, en seulement 18 mois et avec 36 nouveaux députés qui se sont joints aux 5 adéquistes réélus. Pas mal, non?
Je voudrais terminer sur cette remarque : vous parlez aussi dans votre lettre de la pensée magique qui prévaudrait à l’ADQ. À vous lire, je crois que la pensée magique, elle est au PQ.
Avec l’indépendance, tout va se régler comme par enchantement. Je comprends votre nostalgie, mais 30 ans plus tard, les Québécois ont compris. Ils ont voté «Non» deux fois. Voilà pourquoi votre chef, Pauline Marois, appuyée par les militants dont vous êtes, a repoussé le prochain référendum à une date indéterminée.
Au plaisir,
Julie Germain
Présidente de l’Association adéquiste d’Arthabaska