«Tous les petits gestes comptent en matière de sentiment de sécurité», mentionne la capitaine Caroline Guay.
Meurtre à Saint-Rémi : une rencontre pour rassurer les employés municipaux
Dans la foulée du meurtre de la directrice générale de Saint-Rémi-de-Tingwick survenu à la mi-janvier, la Sûreté du Québec de la MRC d’Arthabaska a rencontré, mardi, à Victoriaville, une cinquantaine de directeurs généraux et d’inspecteurs municipaux. «L’objectif est notamment de diminuer les tensions et les inquiétudes», a confié la capitaine Caroline Guay, juste avant la rencontre d’un deuxième groupe réuni dans une salle de l’Hôtel Le Victorin.
L’idée d’une telle rencontre de sensibilisation émane de discussions. «L’idée a jailli lors de discussions avec le préfet Lionel Fréchette, la Sûreté du Québec et Sylvie Dubois de l’Association des directeurs généraux des municipalités du Québec», a indiqué la directrice de la SQ du poste de la MRC d’Arthabaska.
«On souhaite rassurer les gens, les outiller aussi pour détecter les situations problématiques ou conflictuelles et sécuriser les milieux de travail», a souligné la capitaine Guay.
Pour la directrice, en matière de sentiment de sécurité, les petits gestes font la différence. «Il y a différents trucs, comme disposer d’un bureau éclairé, éviter les objets pouvant servir de projectiles. Il est important également d’adopter une attitude confiante, calme et ne pas chercher la confrontation», a-t-elle indiqué.
Dans son introduction aux administrateurs municipaux, la capitaine Guay a fait remarquer que le sentiment de sécurité constitue un besoin primaire pour la société. «Tous les petits gestes comptent, la différence, c’est la concertation. Chacun a un rôle essentiel, a-t-elle insisté. Il faut se serrer les coudes et travailler ensemble, arrimer nos actions.»
Deux policières, dont la sergente Nathalie Frigon, responsable de l’Unité des relations avec la communauté, ont animé la rencontre et proposé aux participants un jeu-questionnaire traitant de sécurité, de même que deux scénarios sur l’intimidation et le harcèlement.
«Une représentante du CSSSAÉ, Lise Luneau, a aussi pris la parole pour présenter les différents services psychosociaux disponibles à ceux qui vivent des hauts niveaux de stress. Ces éléments peuvent également aider à évaluer les situations, à reconnaître certains signes», a observé la capitaine.
Les participants ont reçu un guide de sécurité préparé par la SQ à l’intention des administrateurs du monde municipal.
Le document constitue un aide-mémoire proposant des règles de sécurité à observer dans différentes situations, dont les appels bizarres, menaçants ou anonymes, les personnes embarrassantes et la présence de manifestants.
«Le guide présente, entre autres, différentes situations pouvant se produire dans vos milieux de travail et comment gérer des personnes déstabilisées», a mentionné une des policières au groupe de l’après-midi.
À la suite de la tragédie de Saint-Rémi-de-Tingwick, la SQ a fait le tour des bureaux municipaux, mais les intervenants n’ont pas signalé de problématiques majeures. «Mais nous devons demeurer vigilants, a prévenu la capitaine Guay. En cas de mauvais «feeling», il vaut mieux en parler à quelqu’un de son entourage.»
Interrogée sur les commentaires des participants, la directrice a souligné l’accueil des participants. «Ils ont été bien réceptifs, ouverts à recevoir des outils», a-t-elle dit.