On se regroupe souvent, pour offrir plus de choix, à l’occasion du «Rallye des ventes de garage».
Inscription record au Rallye des ventes de garage
Pour sa dixième édition, le Rallye des ventes de garage de Plessisville a battu son propre record samedi avec 306 ventes inscrites cette année, contre 301 pour 2005. «Si on considère qu’il y a 2 016 résidences à Plessisville, on estime que 15 % de celles-ci ont tenu une vente de garage. Un taux qui augmente chaque année», note l’une des trois membres du comité responsable de l’événement, Danielle Doyle, du Service des loisirs.
Dès 10 h 30 samedi matin, les rues commençaient déjà à fourmiller de visiteurs et de curieux à la recherche de trouvailles. Les secteurs des rues Painchaud, Saint-Louis, Vallée et des Violettes ont particulièrement été achalandés, en raison du nombre de ventes de garage qui s’y tenaient.
«Quand l’événement a commencé, il y a dix ans, il répondait à deux objectifs : organiser un événement familial et permettre également de concentrer en une journée la demande de permis pour tenir de telles ventes», rappelle Mme Doyle, qui souligne que l’événement est toujours demeuré aussi familial et amical que souhaité. «Comme l’événement se tient toujours le week-end de la Fête des Mères, beaucoup d’enfants en profitent pour aller visiter leurs parents. Les gens, les familles et les amis aussi se regroupent pour tenir leur vente de garage!», constate Danielle Doyle, qui ajoute que la plupart des ventes de garage sont organisées par de jeunes familles. «C’est ce qu’on en déduit, émet Mélanie Houle, également du Service des loisirs, puisque 32% de la clientèle inscrite tient une vente pour la première fois!» Plus on augmente en nombre d’années consécutives, plus le pourcentage diminue. «À l’inverse, seulement 5% des gens qui ont tenu une vente de garage cette année en sont rendus à leur dixième participation», précise Mme Doyle.
Du point de vue économique, le Rallye des ventes de garage est devenue une activité cruciale pour les commerçants de la région. «Plusieurs des restaurants qui participent nous ont mentionné qu’ils faisaient pratiquement leur année durant cette journée», avance Martin Laliberté, du Service de l’Urbanisme. Des gens de partout viennent d’ailleurs sillonner les différents quartiers de Plessisville, durant cette journée. Des visiteurs qui, souvent, prendront leurs trois repas de la journée sur place, en plus d’y faire le plein d’essence. «Nous avons eu des appels de Québec, Lévis, Montréal, même, pour cette activité. C’est normal, car nous prenons les 10 $ requis pour obtenir le permis et nous utilisons cette semaine pour publiciser l’événement dans les journaux de Québec à Montréal, pour imprimer et distribuer nos napperons dans les restaurants et à l’entrée des villes, de même que sur internet», explique Danielle Doyle.
En plus de l’aspect familial, la vente de garage annuelle revêt de plus en plus un aspect écologique très significatif. «Ça transmet le message à la population qu’il est possible de réutiliser les objets. Les gens attendent donc cette période pour faire le grand ménage, au lieu de jeter à mesure. Bien sûr, ce qui n’a pu être vendu peut être directement confié à ORAPÉ», rappelle à ce sujet la responsable des loisirs.
Pour plusieurs des organismes locaux, c’est aussi une excellente occasion de sortir dans les rues pour se faire voir, entendre et récolter des dons.
Une artiste de Plessisville, Cécile Moreau, a même profité de l’occasion pour faire «table rase» de ses derniers tableaux. «J’ai peint environ 155 tableaux et il m’en reste encore 35. Si je veux me donner le goût d’en refaire un peu, je dois d’abord faire de la place à l’intérieur», commente la dame, en riant.
Une dizaine de prix de présence a également été tirés au cours de la journée, composés d’un assortiment de produits promotionnels de la Ville de Plessisville, afin de souligner le dixième anniversaire de l’événement.