Réponse à la lettre d’opinion, «Parlons de show de boucane», signée par Catherine Coutel et publiée au
www.lanouvelle.net le 7 mai 2008.
Chère Mme Coutel, candidate à l’investiture péquiste dans Arthabaska, à la suite de votre lettre d’opinion, je tiens à vous rappeler que le PQ a été au pouvoir jusqu’en avril 2003.
La politique que vous citez a été présentée en 2002. Selon vos écrits, cette politique amenait des «solutions potentielles». Qu’en reste-t-il? Si le gouvernement péquiste du temps avait des solutions, pourquoi ne les a-t-il pas appliquées? «Show de boucane»?
Maintenant, la réalité en 2008. Lors du débat sur le budget et à la suite du travail de l’ADQ, le gouvernement Charest a été contraint d’adopter un crédit d’impôt s’appliquant à l’ensemble des entreprises du Québec, diminuant enfin et de manière importante les flagrantes injustices inhérentes au programme d’aide aux régions ressources.
Ce programme, adopté par le PQ en 2001, accordait un crédit d’impôt de 75% aux compétiteurs des entrepreneurs d’Arthabaska. Croyez-moi, ceux-ci, les travailleurs et leur famille, s’en souviennent. Voilà comment un député présent travaille au mieux-être des gens d’Arthabaska.
Dois-je aussi vous rappeler que c’est encore une fois l’ADQ qui, dès 2004, proposait de tenir une commission sur les conditions de vie des aînés? Proposition qui a été rejetée à l’époque par le PQ, parti que vous entendez représenter lors du prochain scrutin provincial.
Compte tenu de ce qui précède, il n’est guère surprenant que vous soyez la seule candidate à l’investiture péquiste dans Arthabaska et, comme vous l’écrivez dans votre lettre d’opinion, que vous préfériez le «show de boucane».
Le PQ et les libéraux se sont partagé le pouvoir durant les 30 dernières années. Où en sommes-nous en matière d’allègement de la réglementation pour les entreprises (particulièrement les PME), en santé, dans le dossier du décrochage scolaire, au niveau de la dette, en ce qui a trait au manque de places en garderie, etc.? Voilà le bilan des vieux partis. Du côté de l’ADQ, nous préférons nettement l’action.
Quant aux sondages, n’importe lequel des analystes politiques sérieux sait que seul le vote compte. Même votre Chef, permettez-moi de vous le rappeler, se fait un devoir de ne pas les commenter.
En terminant, advenant votre investiture comme candidate officielle du PQ dans Arthabaska, soyez assurée qu’il me fera plaisir de débattre de toutes ces questions avec vous.
Lors de mes multiples rencontres avec les gens du comté, j’ai appris à connaître et à apprécier leur gros bon sens. J’ai une confiance inébranlable en leur jugement. Ils sauront bien l’exprimer en temps et lieu. Toutefois, votre lettre est très claire et une chose est maintenant certaine : les gens d’Arthabaska savent désormais que la candidate à l’investiture du PQ dans le comté préfère le «show de boucane» aux véritables solutions.
Jean-François Roux
Député d’Arthabaska
Porte-parole de l’opposition officielle en matière de régions