Deux jeunes habitués du Défi santé, Marie-Chloé Laroche et Kevin Hould en compagnie du coordonnateur de l'événement Yves Lambert
6 000 jeunes vont courir… pour leur santé
Quelque 6 000 jeunes s'apprêtent à courir… pour leur santé aux alentours des écoles secondaires de Warwick, de Victoriaville et de Plessisville les 13, 14 et 15 mai.
Le Défi santé s'organise pour une quatrième année consécutive sur le territoire de la Commission scolaire des Bois-Francs.
Il ne s'agit pas d'une compétition, mais d'une activité de participation, a précisé, Yves Lambert, coordonnateur de l'événement.
Aux élèves de 5e et de 6e année du primaire, on offre des parcours de 2 ou de 2,5 kilomètres. Les élèves du secondaire peuvent courir sur une plus longue distance, jusqu'à 5 kilomètres, pour les plus entraînés.
La Victoriavilloise Marie-Chloé Laroche et le Warwickois Kevin Hould, des gagnants de l'année dernière, prendront plaisir à relever de nouveau le Défi Santé. La jeune fille dit d'ailleurs que c'est cette activité qui lui a insufflé la passion de la course. L'athlète participe maintenant à des compétitions provinciales. «Au Défi santé, j'espère battre mon record en temps.»
Le Défi santé a ceci de particulier qu'il se déroule en grand groupe, à l'extérieur, beau temps mauvais temps, dans les cours d'école, parfois même jusque dans les rues.
Comme les participants sont fort nombreux, que son organisation nécessite l'engagement d'une vingtaine de responsables du milieu scolaire et d'une centaine de bénévoles, le Défi santé se déploie sur trois jours : le 13 mai à Warwick pour les élèves de Warwick et de Daveluyville, le 14 mai pour ceux de Victoriaville et le 15 mai à La Samare pour les élèves de l'Érable.
Une collation «santé»
Ce Défi santé et la collation offerte lors de l'événement (pommes, fromages, eau, jus) font écho à ces changements qui s'opèrent depuis janvier dans les écoles de la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF).
Conformément aux directives du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, on a progressivement fait disparaître des cafétérias des écoles tout ce qui s'appelle fritures, panures, boissons sucrées, barres chocolatées. Quant aux distributrices, elles offrent des jus, eaux aromatisées et barres tendres, au lieu des boissons gazeuses, des croustilles et des tablettes de chocolat.
Il n'y aurait pas eu de mouvement de «révolte» de la part des élèves, voyant disparaître la pizza, les frites, la poutine, les croquettes de poulet du menu de leur cafétéria, a indiqué François Labbé, directeur général adjoint. Et on n'aurait pas, non plus, observé une diminution de la fréquentation des cafétérias scolaires, a ajouté Yves Lambert. «Les jeunes voyaient venir les changements… les fournisseurs aussi.»
Bon an, mal an, ils sont entre 15 et 20% des élèves du secondaire à fréquenter la cafétéria de leur école. M. Labbé croit que la plus grande variété de plats au menu et l'offre d'activités sportives et culturelles à l'heure du midi constituent des moyens de garder plus de jeunes à l'école.
La Commission scolaire devrait, pour la prochaine rentrée scolaire, adopter sa politique alimentaire. Elle fera bientôt l'objet d'une consultation.
«Mais on aura beau avoir la politique la plus rigoureuse, il nous faudra aussi sensibiliser nos partenaires», a dit M. Labbé, faisant allusion aux boîtes à lunch que préparent les parents pour ces élèves qui ne fréquentent pas les cafétérias.
La politique alimentaire concernera tout autant les élèves du primaire et du secondaire que les adultes en formation et le personnel de la Commission scolaire qui, au centre administratif, ne retire plus les mêmes produits de ses distributrices.
Ce virage vers une meilleure hygiène de vie, la promotion de l'activité physique et d'une saine alimentation, impliquera un jour les villes qui auront peut-être à réglementer sur leur territoire l'emplacement des établissements spécialisés dans la malbouffe. «C'est ce qu'on entend au gouvernement», a dit François Labbé.