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Une entreprise de Victo pour tondre le gazon à Warwick

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 5 mai 2008 à 23:33
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Une entreprise de Victo pour tondre le gazon à Warwick
Carl Perreault déplore l’embauche d’une entreprise extérieure.
Une entreprise de Victo pour tondre le gazon à Warwick
La décision de la Ville de Warwick de confier au plus bas soumissionnaire, l’entreprise Frank Raymond de Victoriaville, la tonte des pelouses renverse l’entrepreneur warwickois Carl Perreault, lui qui a effectué le travail au cours des trois dernières années.
En début de séance, lundi soir, avant même que la décision officielle ne soit entérinée, l’entrepreneur de Warwick a commenté la décision. «J’ai su la semaine dernière que mon offre n’était pas retenue. Ce n’est pas tant le fait d’avoir perdu le contrat, mais plutôt le fait qu’il s’agisse d’une entreprise de l’extérieur. Comment réagiront les citoyens de Warwick en constatant les machineries d’une compagnie de Victoriaville sur les terrains de l’hôtel de ville de Warwick?», s’est-il interrogé.

Carl Perreault explique qu’il a dû, oui, ajuster ses prix à la hausse en accord avec les prévisions des analystes concernant les coûts du carburant. «Je ne comprends pas qu’une entreprise venant de Victo n’ait pas compris cela. Pourra-t-il boucler son budget avec le même service? J’en doute», a-t-il noté, ajoutant que cette entreprise ne paie aucune taxe dans la municipalité. «Moi, mon argent reste à Warwick.Je ne trouve pas ça drôle. J’espère que la situation ne se reproduira plus en 2011 (au terme du contrat)», a-t-il fait remarquer.

Le maire Claude Desrochers a tenu à préciser que la qualité du service n’est aucunement en cause. «Vous avez offert un excellent service. Ce qui est en cause, ici, c’est le jeu d’appel d’offres. Warwick devrait-elle fermer ses frontières alors que nos entrepreneurs soumissionnent ailleurs?», a-t-il lancé.

Reste que le choix n’est pas facile. «Personnellement, ça me fait de quoi, a mentionné le maire Desrochers. Mais il faut préserver le principe d’appel d’offres.»

D’ailleurs, le maire de Warwick a mis en garde les membres du conseil appelé à se prononcer sur une résolution de la conseillère France Douville, souhaitant l’abandon du processus pour lancer une nouvelle offre sur une base annuelle, cette fois. «Je vous mets en garde, a dit Claude Desrochers. Il faut essayer de garder la crédibilité du processus d’appel d’offres. On ne peut pas toujours plaire.»

Alors que trois élus appuyaient la proposition de la conseillère, trois autres la désapprouvaient. Le maire Desrochers a tranché en manifestant son désaccord.

Le rejet de la proposition signifiait alors l’acceptation de la plus basse soumission proposée par l’entreprise de Victoriaville. «Ce n’est pas facile, mais il faut penser à l’avenir», a indiqué le maire.

«C’est la démocratie», a simplement répliqué la conseillère Douville.

À peine un montant de 1 000 $, «ce n’est pas énorme», a reconnu le maire, séparent les deux soumissions.

Pour chaque tonte, Frank Raymond exige un montant de 5 952 $. Carl Perreault de Warwick, pour sa part, offrait ses services pour 6 975 $. «Et l’an dernier, j’avais trois employés, des résidants de Warwick», a-t-il fait savoir.
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