Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
La Nouvelle / L'Union
arts & spectacles
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Simone Gagnon partage ses paysages

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 3 mai 2008 à 10:09
Soyez le premier à commenter cet article
Simone Gagnon partage ses paysages
Simone Gagnon, devant quelques-uns de ses paysages pittoresques
Simone Gagnon partage ses paysages
Depuis mercredi, l’artiste peintre Simone Gagnon expose 33 de ses œuvres à l’huile sur les murs de la salle d’exposition à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot. Des œuvres qui révèlent de toute évidence une attirance de l’artiste pour les beautés qu’offre Mère Nature, particulièrement durant la saison hivernale…
«Vous, vous devez avoir été élevée à la campagne!», lance une dame venue admirer l’exposition, à Simone Gagnon.

«C’est vrai, je suis née à Stornoway (en Estrie) et j’ai passé trente ans de ma vie dans le Grand Nord», répond à la dame l’artiste peintre, qui a, par la force des choses, fait de l’enseignement de la peinture son métier, à cette époque.

Quand on s’entretient avec celle-ci, comme lorsqu’on analyse ses tableaux, on sent d’ailleurs une pointe de nostalgie pour cette région à la nature généreuse.

Ici, une nuit hivernale, éclairée par la pleine lune, propose un repère chaleureux dans une fermette encore éclairée. Plus loin, l’automne révèle ses charmes au cœur d’un pittoresque paysage vallonneux, où les reflets des conifères se perdent au creux des lacs improvisés par l’artiste.

«J’ai suivi mon mari qui devait travailler dans les mines de fer, à Fermont. C’est à ce moment, il y a environ 23 ans, que j’ai décidé de prendre quelques cours de peinture, afin d’orner les murs de ma maison. J’ai finalement été «parachutée» par mon professeur dans l’univers de l’enseignement, car celle-ci a elle-même dû suivre son mari qui quittait pour un nouveau travail. À ce moment, elle m’a demandée de la remplacer», se rappelle l’artiste peintre qui a vu sa classe de quatre élèves au départ, grimper jusqu’à quarante, qu’elle a dû subdiviser en six groupes. L’artiste les accueillait dans son sous-sol, qu’elle avait transformé en atelier, au fil du temps.

Un des tableaux exposés met en lumière les beautés d’une aurore boréale, un phénomène naturel qu’elle ne se lassait jamais d’admirer, même s’il était commun dans sa région d’adoption. «Ce tableau, je l’avais en tête. Même si je n’ai pas nécessairement vu cette aurore au-dessus de cette rivière, je sais exactement qu’elle aurait cet aspect», soutient l’artiste, qui se rappelle les nuits passées où, juste avant d’entrer en cours, elle invitait ses élèves à regarder les couleurs onduler dans le ciel du Grand Nord. «Plus la température était froide, plus elles étaient colorées!», se souvient encore Simone Gagnon.

Son mari nouvellement retraité, le couple a décidé il y a quatre ans de déménager à Victoriaville pour se rapprocher de leurs deux enfants. Même si elle a dû vendre tout son matériel et ses nombreux tableaux avant de déménager, question de s’alléger pour aménager dans une maison aux dimensions plus restreintes, elle s’est tout de même réservé une pièce où elle consacre plusieurs heures par semaine à son art.

«Je ne voulais plus enseigner une fois rendue ici. Mais lors de ma première exposition (elle en est rendue à sa troisième à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot), une dame m’a offert d’enseigner à l’AFÉAS de Victoriaville, ce que j’ai fait pendant deux sessions. J’ai trouvé l’expérience intéressante : en plus de rencontrer de nouvelles personnes, on a pu réaliser un beau partage de connaissances», mentionne l’artiste peintre, qui accueille également les visiteurs à sa maison de la rue Lapierre, dans le secteur Arthabaska, afin d’admirer ou choisir quelques-uns de ses tableaux.

En plus de la peinture à l’huile, Simone Gagnon a tâté de l’acrylique et réalisé quelques portraits. «Mais je préfère de loin peindre les paysages, surtout ceux d’hiver. Je ne comprends pas que certaines personnes détestent cette saison. Il y a une telle douceur, dans les paysages d’hiver…»

Trouver un paysage sans maison qui l’habite, parmi les œuvres de Simone Gagnon, relève presque du hasard. «Même lorsque je ne veux que peindre la nature, c’est plus fort que moi, il faut que j’y ajoute au moins une cabane!», rigole l’artiste peintre, qui a tout de même quelques-uns de ces paysages dénués de construction, et quelques natures mortes également.

C’est le fruit de son travail réalisé depuis son arrivée dans la région que l’on admire présentement à la bibliothèque. Il ne vous reste que deux jours pour admirer ces doux paysages et rencontrer l’artiste à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot, l’exposition se terminant dimanche, à la fermeture de celle-ci.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net