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Pacte Bois-Francs entend promouvoir davantage la médiation citoyenne

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 30 avril 2008 à 12:09
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Pacte Bois-Francs entend promouvoir davantage la médiation citoyenne
Le coprésidents d’honneur, Stéfany Vigneault, et le préfet Lionel Fréchette, entourent le coordonnateur de Pacte Bois-Francs, Martin Bélanger
Pacte Bois-Francs entend promouvoir davantage la médiation citoyenne
À l’approche de la Journée nationale de la médiation citoyenne, le 20 mai, l’organisme de justice alternative, Pacte Bois-Francs, a fait savoir qu’il souhaitait étendre davantage le service. «Notre cible, en 2008-2009, c’est d’établir un lien avec les municipalités du territoire», a indiqué le coordonnateur Martin Bélanger.
Si le service de gestion de conflits est implanté, depuis six ans, dans 29 écoles des MRC d’Arthabaska et de l’Érable, la médiation citoyenne est proposée, depuis 2005, à la population. «On souhaite sensibiliser la population au mode alternatif de gestion des conflits. On invite les personnes à faire appel à notre service de gestion de conflits, à ne pas attendre à plus tard. Nous souhaitons intervenir en première ligne et non en dernière ligne, a mentionné le coordonnateur. Nos médiateurs donnent un coup de main et favorisent l’échange. La médiation permet de créer un rapprochement entre les parties.»

Pacte Bois-Francs a confié, cette année, la coprésidence d’honneur de la Journée nationale de la médiation citoyenne à Stéfany Vigneault, une médiatrice de 4e année à l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys, et à Lionel Fréchette, maire de Chester-Est et préfet de la MRC d’Arthabaska.

«L’implication de M. Fréchette représente une façon de rejoindre la population pour la sensibiliser à notre service», a souligné Martin Bélanger.

Lionel Fréchette considère que ce service a avantage à être connu, avouant lui-même qu’il n’en avait pas entendu parler. «Nous allons présenter le projet aux maires lors d’une séance de la MRC d’Arthabaska. Il faut que le service soit plus connu, moi-même qui m’implique dans de nombreux comités, je ne connaissais pas son existence», a-t-il signalé.

Cette présentation est prévue pour la réunion du 18 juin.

Les parties, a-t-il poursuivi, ont intérêt à régler tôt les conflits. «Le secret, c’est de pouvoir faire mourir dans l’œuf un conflit pour éviter qu’il dégénère», a fait remarquer Lionel Fréchette, qui incitera les municipalités, à distribuer dans tous les foyers, le dépliant expliquant le service de gestion de conflits.

Le préfet se réjouit aussi de constater l’implication des élèves médiateurs. On en retrouve environ 550 dans les 29 écoles de la région, dont Stéfany Vigneault, à sa première année d’expérience. «C’est une belle chose que d’aider à régler des conflits, a-t-elle commenté. On aide les personnes à se parler, à s’écouter et à trouver une solution aux conflits.»

Deux médiateurs, Diane et Claude, deux pionniers, témoignent de leur expérience. «Je suis privilégié d’apporter une contribution à la résolution de conflits, d’aider les citoyens à se prendre en main», a mentionné Claude.

«Nous sommes neutres dans la démarche, a ajouté Diane. Nous appuyons, nous accompagnons les parties. Et même s’il n’y a pas de règlement au départ, le fait qu’une des parties soit au courant de la démarche peut permettre d’apporter des corrections aux comportements et d’amener une satisfaction.»

«En bout de ligne, a renchéri Claude, les parties, qui en arrivent à leur solution, se sentent valorisées. Ce sont les premiers à profiter de la démarche.»
Les activités
La Journée nationale de la médiation citoyenne donnera lieu à différentes activités, dont une conférence de presse nationale à Montréal le 20 mai.
Les activités de la journée ont comme thème Un conflit? Une avenue simple et accessible.

«Une conférence avec des médiateurs de Lyon en France et d’autres du Québec parce que nous avons importé de Lyon notre modèle de service», a noté le coordonnateur de Pacte Bois-Francs.

L’organisme de Victoriaville profitera aussi du 20 mai pour tenir son assemblée générale annuelle à 17 h à la Place communautaire Rita-St-Pierre. «Un souper permettra aussi des échanges sur la médiation citoyenne», a confié Martin Bélanger.

Pacte Bois-Francs dévoilera également sa personnalité de l’année, déterminée au hasard. L’an dernier, la capitaine Caroline Guay de la SQ avait reçu pareil honneur.

Les organisateurs procéderont aussi au tirage des prix du concours Défi, je règle mon conflit.

Par ailleurs, six représentants de Pacte Bois-Francs participeront, le 24 mai à Drummondville, au 2e rassemblement des médiateurs du Québec. «On y attend 70 personnes. L’an dernier, l’expérience a été fort appréciée», a fait savoir Martin Bélanger.
Des statistiques
Pacte Bois-Francs compte dans ses rangs cinq médiateurs bénévoles.
En 2007-2008, le service de gestion de conflits a reçu 46 demandes. De ce nombre, 17 ont été référées à un autre service, 29 demandes ont été traitées par la rencontre d’une partie et 25 démarches de médiations ont été entreprises.

Au cours de l’année, 119 personnes ont participé à une formation en gestion de conflits et 97 citoyens ont assisté à une rencontre d’information.

En trois ans, Pacte Bois-Francs a reçu 180 demandes et 66 d’entre elles ont abouti à une démarche de médiation. «Les conflits sont de diverses natures, des conflits dans les familles, en milieu de travail, en milieu scolaire et aussi des conflits de voisinage», a énuméré le coordonnateur.

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