Éric St-Laurent a jusqu’à 16 h aujourd’hui (lundi) pour se présenter au centre de détention de Trois-Rivières.
Libéré à la mi-janvier, Éric St-Laurent retourne au pénitencier
La Cour d’appel du Québec maintient la sentence rendue
«La société peut dormir tranquille. Le dangereux conducteur ne conduira plus sur la voie publique pour un bon moment», a commenté le procureur aux poursuites criminelles, Me Hugo Breton, très heureux de la décision de la Cour d’appel, vendredi, maintenant la peine de trois ans de pénitencier imposée à Éric St-Laurent, le 12 décembre, par la juge Dominique Slater.
Ainsi condamné pour conduite dangereuse ayant causé la mort de Marie-France Perreault le 4 novembre 2005 et des blessures à son propre passager dans un accident à Tingwick, St-Laurent avait obtenu sa libération le 16 janvier après que son avocat, Me Denis Lavigne, ait obtenu la permission d’en appeler sur la peine d’emprisonnement et l’interdiction de conduire de 4 ans, suivant sa sortie de prison.
Au palais de justice de Québec, vendredi, les trois juges de la Cour d’appel n’ont délibéré qu’une trentaine de minutes après l’audience avant d’annoncer leur décision unanime de maintenir la peine d’emprisonnement. «Les juges ont estimé que la peine n’était pas déraisonnable. Nous sommes très satisfaits, a indiqué Me Breton. Nous avons toujours cru qu’il s’agissait d’une peine juste et raisonnable, compte tenu des antécédents de l’individu, de son comportement récalcitrant.»
Si la défense a plaidé sa cause pendant environ une heure devant la Cour d’appel, il en a été autrement du ministère public, son représentant demeurant silencieux. «J’ai déposé un mémoire de cinq pages expliquant pourquoi la décision de la juge Slater était raisonnable. J’y ai soumis de la jurisprudence. C’était clair», a signalé Me Breton, avouant qu’il était confiant de remporter la bataille.
La Cour d’appel a cependant modifié l’interdiction de conduire. Éric St-Laurent se voit interdire la conduite automobile pour cinq ans, à compter de la date de l’imposition de la peine, soit le 12 décembre, alors que la juge Slater lui interdisait de conduire pour une période de 4 ans, à sa sortie de prison.
Le représentant de la poursuite constate une augmentation de la sévérité des peines. «De plus en plus, les juges sont plus sévères concernant les délinquants du volant. Les peines augmentent lentement», a-t-il observé.
Si le procureur Breton croit que la page est maintenant tournée dans le dossier, reste que St-Laurent a toujours la possibilité de porter sa cause devant la Cour suprême du Canada.
Éric St-Laurent a causé l’accident survenu sur le chemin Warwick en effectuant un dépassement illégal. Des témoins ont raconté qu’avant l’impact fatal, le conducteur délinquant avait effectué deux autres dépassements prohibés.
Le permis de conduire de St-Laurent a été suspendu à plusieurs reprises dans le passé pour de multiples infractions au Code de la sécurité routière.
Au moment du tragique accident, l’individu conduisait sans permis. Dans son jugement, la juge Slater signalait que St-Laurent est «un conducteur récalcitrant depuis longtemps. La suspension répétitive de son permis n’a pas modifié son comportement de conducteur. Il fait fi des suspensions et démontre un mépris à l’égard des lois».