Le député Jean-François Roux
Aller au-devant des plus démunis, la «mission» du député Roux
Comme il l’avait laissé entendre il y a quelques semaines, le député d’Arthabaska, Jean-François Roux a annoncé que, désormais, avec son budget discrétionnaire il privilégiera les organismes venant en aide à ceux qui ont «faim» et «pas de place pour dormir».
Il ne détermine pas le pourcentage de l'enveloppe qu’il consacrera à ces organismes, mais veut être plus «généreux» à leur égard.
L’an dernier, il a distribué un total de 94 100 $ à un large éventail d’organismes et d’événements. Il espère pouvoir disposer d’une somme équivalente pour l’année 2008.
Il ne veut pas porter de jugement de valeur sur le bénévolat des organismes oeuvrant pour l’organisation d’activités artistiques, sportives ou de loisirs. Il considère qu’il en va de son rôle et de son devoir de député d’aller au-devant des gens les plus démunis de sa circonscription.
Les causes touchant la nourriture, le logement, la sécurité (comme celle des femmes violentées, par exemple) bénéficieront d’une aide accrue.
Le député Roux dit avoir été «bouleversé» de constater, tout au cours de l’année, que malgré «l’extraordinaire qualité de vie» qui prévaut chez nous, il y a des ados qui ne mangent pas avant d’aller en classe.
L’an dernier, il a reçu 400 demandes de financement. Il a signalé que celles en provenance de nombreux organismes répondant aux besoins des plus démunis étaient bien «modestes». Il se demande d’ailleurs comment certains parviennent à se débrouiller toute l’année avec leurs maigres budgets. «Je me suis senti humainement appelé par la situation des plus démunis.»
Le député Roux a spécifié qu’il continuerait de soutenir d’autres organismes, mais que ces derniers recevront moins que par les années passées.
Il a répété que l’orientation, la «mission» qu’il s’était fixée ne serait peut-être pas aussi profitable, au plan politique. Les plus grosses contributions à des événements d’envergure procurent une plus grande visibilité, sur une estrade ou dans un programme souvenir, a-t-il signalé. «Mais ce n’est pas ce que je cherche.»
En rendant sa décision publique, Jean-François Roux espère que d’autres, institutions et entreprises, se montrent aussi sensibles à l’égard des plus défavorisés.