"Dry you tears, Afrika", chantent les choristes du Choeur Daveluy…
Les mélodies du bonheur
Un spectacle attendu, que celui du Chœur Daveluy, qui a fait salle comble dès sa première représentation, samedi soir, au Laurier. Dès les premières notes, le public a compris pourquoi le chœur de 41 choristes a dû se concentrer sur ce seul spectacle cette année.
Débordant d’émotions, de moments cocasses et de souvenirs, les mélodies du spectacle «La chanson t’aime» ont répandu leur bonheur à travers la salle, comme une traînée de poudre. Dès les premiers sons émis par le tam-tam pour accueillir les choristes qui allaient entamer la puissante complainte africaine Dry you tears, Afrika tiré du film «Amistad» de Steven Spielberg, l’ambiance s’est installée, sur la scène comme dans la salle, comme si on invitait les spectateurs à prendre part au film qui se déroulait devant eux.
Il est vrai que la mise en scène concoctée par Myriam Dupuis, Julie Ricard, Gynet et Jacynthe Vallée y était sûrement pour quelque chose. Une mise en scène qui a fait danser les Triplettes de Belleville, se séparer les Alexis et Donalda, chanter Tico-Tico par Alys Robi et promis d’emporter la belle Dorothée et son toto Over the rainbow.
Les différents tableaux présentés étaient colorés et vivants, parfois aussi mystérieux et solennels. À travers ceux-ci, les choristes ont vraiment su communiquer leur joie de chanter à qui voulait les entendre.
Bref, la mise en scène, additionnée à un magnifique décor de cathédrale encore une fois élaboré par des membres de la chorale, sous la supervision de Suzanne Riopel, avait pour résultat de faire sortir les choristes du cadre d’un simple concert.
Les cinéphiles, comme les mélomanes, ont été gâtés, alors que Suzanne Lainesse a dirigé ses troupes à travers un répertoire de chansons thèmes tirées de classiques du cinéma, de «blockbusters» ou de comédies musicales.
Le public a notamment pu apprécier une majestueuse interprétation de 1492 (1492: à la conquête du Paradis), durant laquelle on voyait presque poindre la terre promise à l’horizon… Passant par toute la gamme des émotions, le Chœur Daveluy est allé d’un pot-pourri musical tiré de la Schindler’s list de Spielberg, à un joyeux Joyful, joyful (Beethoven/M. Warren), en souvenir du désopilant «Rock ‘N Nonne II : retour au couvent».
Au chapitre des comédies musicales, Suzanne Lainesse et son Chœur ne pouvaient passer à côté de «Notre-Dame-de-Paris» et de ses Sans papiers. La quarantaine de choristes ont également fait plonger leur public au cœur des émotions vécues par le Fantôme de l’opéra en faisant résonner the music of the night.
Plusieurs des chansons offertes par le Chœur Daveluy ont permis également aux spectateurs d’apprécier ou d’être surpris par le talent de quelques solistes et l’expression artistique de groupes de choristes.
Pour ceux qui ne veulent pas manquer la seconde représentation, elle se tiendra à 14 h dimanche, toujours au Cinéma Laurier.