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65 ans d’un mariage doux et calme

32 couples honorés à Princeville

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Article mis en ligne le 27 avril 2008 à 7:33
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65 ans d’un mariage doux et calme
Au centre, Rachel et Armand Daigle, entourés de leur gendre Henri Croteau et de leur fille Jeanne-d’Arc Daigle. Derrière, Jacques Therrien, curé, et Madeleine Baril, l’une des organisatrices de la soirée.
65 ans d’un mariage doux et calme
32 couples honorés à Princeville
La fête paroissiale honorant les couples de Princeville qui cumulent plus de 25 ans de mariage a réuni au Complexe Dupré, samedi soir, 29 des 32 couples honorés et 487 invités qui tenaient à leur témoigner toute leur affection.
Comme nouveauté cette année, les couples ont eu droit au transport royal alors qu’une limousine est venue les chercher pour les emmener jusqu’à la salle où se déroulait les festivités. Une fois sur place, ceux-ci ont été accueillis comme des célébrités par leurs proches, caméra en mains.

Une année exceptionnelle, selon les organisatrices, qui ont accueilli sept couples célébrant 25 ans de mariage, douze couples en cumulant quarante, six couples jubilaires, trois couples qui célébraient 60 années de vie commune, ainsi que les exemples d’un amour presque parfait et durable, Armand et Rachel Daigle, qui célébraient cette année leur 65e anniversaire d’un mariage doux et sans cris, selon leurs confidences. Trois autres couples étaient présents à l’église également pour la messe spécialement dédiée à cet honneur, mais leur santé ne leur a pas permis de se joindre à la fête ce soir-là.

Toute la soirée est offerte, il va sans dire, en cadeau aux couples vedettes. La fête a débuté alors que les trente couples ont été présentés un à un, sous le tonnerre des applaudissements des invités, juste avant de débuter le repas.

Un hommage a ensuite été rendu par Paulette S. Rancourt et ses deux filles, Maïté-Anne et Soraya-Kim. Celles-ci ont fait remonter à la surface quelques souvenirs de l’époque où ils se fréquentaient, avant de se faire la grande demande, par le biais d’éphémérides et de quelques paroles de chansons populaires de chacune de ces époques. «J’y pense, a confié Maïté-Anne aux couples qui se sont unis dans les années 80, je serais plutôt étonnée d’apprendre que vous ne vous êtes jamais fredonné l’un pour l’autre J’t’aime comme un fou !, de Robert Charlebois…»

Paulette S. Rancourt se souvient de l’hommage qui lui a été rendu, à elle et son mari, alors qu’ils célébraient l’an dernier 40 ans de mariage. «C’est un moment très émouvant, et c’est surprenant en même temps de constater qu’on en est déjà là. Nous n’avons pas vraiment la notion du temps qui passe», se rappelle-t-elle. «Cette fête garde vraiment tout son sens, même après autant d’années», a ajouté Mme Rancourt.

Madeleine Baril, qui en est une des organisatrices, a d’ailleurs rappelé que la fête, du moins l’événement de cette ampleur, a été organisé pour une première fois en 1989, et il n’y a qu’une seule année où ça n’a pas eu lieu. «Cette fête est un projet paroissial qui a pour objectif de montrer à tous la volonté pour les couples de durer.»

À la suite de l’hommage rendu aux couples, une soirée dansante animée par le groupe «Légende» a clôturé les festivités.
65 ans d’un amour paisible
Armand Daigle a 97 ans et sa douce moitié, 92. M. Daigle avance même être le plus vieil habitant originaire de Princeville. Son témoignage prouve à quel point les mœurs ont changé aujourd’hui. «J’ai fait ma demande à ma femme, mais cela a pris cinq ans avant qu’on puisse se marier», se rappelle celui qui travaillait dans une ferme, à l’époque.
Sa fille, Jeanne-d’Arc Daigle, qui se trouvait également avec son mari Henri Croteau parmi les couples fêtant leur quarantième anniversaire, explique qu’à cette époque, le futur époux devait attendre d’avoir accumulé assez d’argent pour officialiser les noces.

Rachel, qui était enseignante, se souvient : «nous nous sommes rencontrés dans une veillée, chez nous. Au début, il ne voulait pas venir, mais après, il ne voulait plus s’en aller».

Pour ce couple serein dont l’amour ne semble ne jamais avoir été entaché par les petits tracas de la vie, il n’existe pas de secret pour demeurer ensemble. «Ça va tout seul. Vous ne me croirez peut-être pas, mais en 65 ans, nous ne nous sommes jamais chicanés!», a confié Mme Daigle.

Sa fille Jeanne-d’Arc est d’ailleurs là pour en témoigner. «Nous vivions dans un climat «ouaté», jamais le ton n’était levé.» C’est que l’enseignante qu’était Rachel Daigle avait une méthode pour se faire entendre. «Je répétais toujours trois fois ce que j’avais à dire, sans crier. Si jamais ils n’avaient pas compris après trois fois, c’est qu’ils ne comprendraient jamais!», a lancé la dame, avec un sourire moqueur.

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