Les jeunes de l’école Sacré-Cœur étaient fiers d’avoir brillamment relevé leur Défi de la Dizaine sans télé ni jeux vidéo.
Les élèves de l’école Sacré-Cœur gagnent leur pari
Dix jours sans télé ni jeux vidéo
Une grande fête est venue conclure le Défi de la Dizaine réalisé par les quelque 500 élèves de l’école Sacré-Cœur de Princeville qui ont réussi, avec succès, à se tenir éloigner pendant dix jours des téléviseurs, consoles de jeux vidéo, ordinateurs et game boy.
«Vous avez accompli quelque chose d’assez incroyable et je ne puis m’empêcher de vous féliciter pour tous vos efforts», de lancer le directeur adjoint, Jean Couture, aux jeunes qui étaient réunis dans le grand gymnase de l’école. «Quand les écrans sont éteints, il est plus facile de trouver du temps pour se parler et pour s’amuser entre parents et enfants», d’indiquer M. Couture faisant le bilan de ce défi.
Enseignante responsable du projet, Julie Boissonneault était évidemment très contente et très satisfaite du résultat alors que le défi a été relevé à 87%. «Nous savions que nous aurions une bonne participation parce que les parents ont embarqué dans le projet. C’est certain qu’on a perdu quelques joueurs en chemin à cause du hockey et des Canadiens mais la radio s’est avérée une belle solution de rechange pour plusieurs d’entre-eux», d’ajouter Mme Boissonneault. «L’important, c’est que ce fut une activité qui ait rapproché la famille. C’est du moins le commentaire qui ressort de nos élèves et des parents».
Élève de première année, Philippe Gagné a réussi les dix jours. Pour s’occuper, il a ressorti des jeux dont il n’avait pas joué depuis longtemps. Il a également profité du beau temps qui s’est amené en même temps que le défi pour jouer dehors. Sa mère, Sophie, explique que ce fut une bonne expérience. «Pas de nouvelles aux repas, c’est une chose qu’on va essayer de conserver», a-t-elle dit souhaitant que ce projet revienne à chaque année.
Marianne Roy, qui est une élève de la 2e année, en a profité pour participer, avec sa famille, aux activités qui avaient été proposées dans la communauté de Princeville par le comité d’appui au Défi pour attirer les enfants et leur famille loin du petit écran. Sa mère, Nancy, a aussi constaté que sa fille a cessé de lui demander un film quand elle ne savait plus quoi faire et qu’elle se trouvait maintenant d’autres occupations.
Katy Sévégny, la maman de Charles (5e année) et Sarah (4e année), dit avoir également vécu une belle expérience avec ses jeunes. «Ce fut difficile au début parce qu’on est vraiment des accrocs de télé et mon fils Charles d’ordinateur et que nous avons aussi deux grands ados à la maison. Mais nous avons quand même réussi à respecter le défi sauf pour deux parties des Canadiens. Ça nous a quand même permis de prendre conscience qu’on peut faire autre chose».
En guise de conclusion, le directeur adjoint de l’école, Jean Couture, a dit souhaiter que ce qui a été accompli par les élèves devienne un modèle pour les autres écoles et a invité les jeunes à être plus sélectif et à limiter leur consommation de télé et jeux vidéo.