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Indépendance au pétrole : agir plutôt que réagir

Rapport énergétique

Article mis en ligne le 24 avril 2008 à 13:25
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Indépendance au pétrole : agir plutôt que réagir
Rapport énergétique
Dans le cadre du Portrait énergétique régional, le Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREDD), et son consultant Patrick Déry, physicien spécialiste en énergétique pour le Groupe de recherches écologiques de La Baie, dévoilent le quatrième et avant-dernier rapport : État et perspectives de l’énergie au Québec jusqu’en 2030.
S’appuyant sur une démarche scientifique rigoureuse, le physicien y présente notamment un scénario techniquement et économiquement viable qui permettrait au Québec d’en finir avec sa dépendance à un pétrole de plus en plus rare et dispendieux.

Le CREDD propose que ce scénario soit le point de départ d’une réflexion qui pourrait mener le Québec et ses régions vers un imposant chantier pour relever le défi énergétique.

Du même coup, le scénario mis de l’avant ferait en sorte que le Québec pourrait atteindre, voire même dépasser les objectifs de diminution des gaz à effet de serre prescrits par le protocole de Kyoto.

Le Québec possède le territoire et les ressources naturelles qui lui permettent de penser qu’il ne s’agit pas d’une utopie, bien au contraire. L’hydroélectricité, l’énergie éolienne, la biomasse forestière, le solaire, la géothermie, le gaz naturel et l’économie d’énergie sont tous mis à contribution dans ce scénario d’indépendance pétrolière d’ici 2030. Selon Daniel Groleau, directeur général du CREDD, «le retrait graduel du pétrole et des économies effectives d’énergie de 12% d’ici 2030 doivent devenir les pierres d’assise de ce scénario, ce qui aurait pour effet de faire parler d’une seule et même voix les acteurs économiques et environnementaux».

Si un tel défi devait se matérialiser, il s’agirait d’un vaste projet de société qui pourrait avoir d’importantes incidences positives, tant économiques qu’environnementales.

Selon les dernières statistiques du MRNF (2005), la balance commerciale québécoise du secteur énergétique présente un déficit de 9,4 milliards de dollars.

Il ne pourra que s’accentuer à mesure que le coût du baril de pétrole brut augmentera, puisque notre actuelle consommation de pétrole correspond à 38,5% de l’énergie consommée au Québec.

La réflexion doit être proposée aux Québécois; elle doit rassembler les partis politiques et interpeller l’ensemble des acteurs de la société afin de devenir un enjeu crucial des prochaines décennies.

La tâche est grande et complexe, mais réalisable si nous amorçons le travail rapidement. Un tel défi pour être réaliste, et pour que nous puissions en tirer tous les bénéfices, doit être planifié et non pas associé uniquement à une série de mesures disparates et désordonnées qui tantôt répondent à des enjeux de sécurité énergétique, tantôt à des enjeux climatiques.

N’attendons pas la prochaine crise énergétique mondiale : ensemble, réagissons dès aujourd’hui.

Ce quatrième rapport, État et perspectives de l’énergie au Québec jusqu’en 2030, est disponible au www.rncreq.org , comme les trois précédents.

Ce projet rendu possible grâce à la participation du Groupe de recherches écologiques de La Baie (GREB) et à la participation financière du Regroupement action jeunesse, partenaire financier principal, par le biais du Fonds régional d’investissement jeunesse (FRIJ).

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