Me Guy Boisvert assure la défense de Gérard Page.
Pédophilie : Gérard Page connaîtra son sort le 15 août
Le procès de Gérard Page de Sainte-Séraphine a pris fin, mercredi, au palais de justice de Victoriaville, un procès où trois témoins ont été entendus. Le juge Mario Tremblay a pris la cause en délibéré et rendra son jugement le 15 août. Mais d’ici là, il a invité les parties à lui soumettre des cas de jurisprudence en semblable matière, à la suite d’un argument soulevé par l’avocat de l’accusé, Me Guy Boisvert.
C’est que si, aujourd’hui, on parle «d’agression sexuelle», à l’époque, dans les années 70, la formulation différait faisant état d’attentat à la pudeur et de grossière indécence.
«Je fais valoir, pour ma part, des règles de preuve particulières qui s’appliquaient à l’époque et qui, à mon sens, doivent s’appliquer encore aujourd’hui», a indiqué Me Boisvert.
À l’époque, la preuve, dit-on, nécessitait des éléments de corroboration. «Le juge Tremblay nous a accordé un délai de 30 jours pour lui expédier de la jurisprudence dans le domaine», a précisé la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Nathalie Leroux.
Au procès, le ministère public a fait témoigner la présumée victime, âgée aujourd’hui d’une quarantaine d’années, et une autre femme.
La défense, pour sa part, a fait entendre l’accusé, un homme de 62 ans.
Selon la poursuite, l’accusé n’aurait jamais eu de relation sexuelle complète avec une fillette âgée de 6 ans, mais il y aurait eu des attouchements et des actes de masturbation et de fellation.
Les crimes se seraient produits sur une longue période, entre 1970 et 1977, à Sainte-Séraphine et à une reprise à Montréal.