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«Devenir leader, ça s’apprend»

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 24 avril 2008 à 8:13
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«Devenir leader, ça s’apprend»
Alain Lapointe
«Devenir leader, ça s’apprend»
«C’est en acceptant de faire de petits extra à des actions ordinaires qu’on devient, au fil des ans, un leader extraordinaire». Alain Lapointe, figure bien connue dans les Bois-Francs, a conclu ainsi la conférence qu’il a prononcée, mercredi midi, devant quelque 80 personnes ayant répondu à l’invitation de la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable (CCIBFE).
Natif de Warwick, Alain Lapointe est bien connu, notamment pour avoir lancé le Grand Défi de Victoriaville et avoir piloté les équipes de football des Vulkins de Victo et du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.

Toujours à l’emploi de l’Université de Sherbrooke, Alain Lapointe prononce, depuis près d’un an maintenant, des conférences à travers le Québec.

Un leader, a-t-il expliqué, est une personne dotée d’une capacité d’influencer un groupe. «C’est vraiment ça, un leader», a-t-il dit.

À travers de nombreux exemples concrets et historiques, «tiger» a présenté sa vision du leadership.

Si on peut apprendre à devenir un leader, «il n’y a cependant pas de mode d’emploi pour le devenir», a-t-il souligné.

Pour exercer un leadership, a-t-il continué, il faut un groupe, une situation et un contexte. «Et la situation influence le type de leadership», a-t-il signalé.

Alain Lapointe a fait état notamment de Maurice Richard, un des éléments déclencheur de l’émancipation des Canadiens français, de la Révolution tranquille. «Un lâcheur de gagne pas et un gagnant ne lâche pas, a dit le Rocket. C’est une phrase simpliste, mais porteur de réalité.»

Le conférencier croit que le potentiel de leader se cache en chacun de nous. «On apprend à le devenir, mais il faut poser des gestes et des actions pour y parvenir. Et, a-t-il soutenu, ce ne sont pas les grands gestes qui font un leader, mais l’application de petits gestes quotidiens, comme être le premier à dire bonjour ou à donner une poignée de main.»

La notion de leader a aussi évolué avec le temps, a-t-il affirmé. «Le nouveau leader gagnera grâce à la coopération plutôt que grâce à la compétition. Plutôt que de détruire autour de lui, il ralliera pour aller plus loin. Le leader d’hier se voulait un meneur disant «suivez-moi». Aujourd’hui, le leader est un rassembleur pour que les gens viennent avec lui», a-t-il expliqué.

Évoquant l’image d’un chef d’orchestre, Alain Lapointe a noté qu’un leader ne devait pas tout contrôler. «Nous devons croire aux autres et les faire travailler tous ensemble vers la symphonie.»

On reconnaît, par ailleurs, un bon leader dans les jours sombres. «C’est en pleine tempête qu’on voit de quel bois est fait le bateau. Un bon leadership permet de traverser les tempêtes», a-t-il indiqué, rappelant les massacres de son équipe de football lors de la première année.

«C’était un véritable calvaire, a-t-il reconnu. Mais le fait d’être confronté à ça constitue le plus beau voyage intense de ma vie. Pour traverser les tempêtes, il faut y croire.»

En faisant valoir les qualités du leader, Alain Lapointe a notamment insisté sur l’écoute. «Nous avons deux oreilles et une bouche, c’est qu’on doit écouter deux fois plus qu’on ne parle.»

L’important aussi pour un leader est de savoir où il va, s’il désire que son groupe le suive. «Une organisation doit avoir une mission, des objectifs, des buts», a-t-il fait valoir.

L’humilité représente également une valeur importante. «Un leader doit rester humble, rester au service de la cause. Les gens suivront s’ils se reconnaissent en toi», a indiqué Alain Lapointe.

Enfin, la peur du risque ne doit pas freiner les élans. «Le désir de réussir doit s’élever au dessus de la crainte de perdre», a-t-il noté.

L’auditoire semble avoir apprécié les propos du conférencier. «Une conférence intéressante, des notions applicables dans la vie de tous les jours, peu importe l’entreprise», a commenté le président de la CCIBFE, François Gélinas.

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