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Une mission en Pologne qui répond aux attentes

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 23 avril 2008 à 21:55
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Une mission en Pologne qui répond aux attentes
Assis, les trois dirigeants d’entreprises, Simon St-Pierre, Michel Baril et Jean-Yves Mailhot. Debout, le commissaire industriel à l’exportation, Mark Patrick Tame, et le directeur général de la CDEBF (CLD), René Thivierge.
Une mission en Pologne qui répond aux attentes
Simon St-Pierre de l’entreprise Placages S.S.P. de Daveluyville, Michel Baril de Placages Lignium de Victoriaville et Jean-Yves Mailhot de Transylve de Saint-Louis-de-Blandford dressent un même constat : leur séjour en Pologne, du 29 mars au 4 avril, a répondu à leurs attentes et se traduira par des retombées à moyen terme.
Accompagnés par le commissaire industriel à l’exportation, Mark Patrick Tame, et le directeur général de la Corporation de développement économique des Bois-Francs, René Thivierge, les industriels sylvifrancs ont occupé, pendant deux jours et demi, un kiosque dans un salon connu et prisé des fabricants de meubles européens et regroupant quelque 800 exposants.

«Il n’y avait pas foule, mais l’achalandage était régulier», a indiqué Michel Baril.

Le groupe a aussi profité du reste du voyage pour effectuer des visites d’entreprises.

Les trois dirigeants d’entreprises des Bois-Francs profitent d’un même agent en Pologne qui travaillent pour eux. Ils disent entrevoir un marché intéressant.

«Avec ses 38 millions d’habitants, la Pologne représente un marché énorme, note Simon St-Pierre. C’est un pays émergent, la construction roule à fond. On en a pour 10 ou 15 ans. De plus, le pays connaît une pénurie de matières premières.»

Mais le développement d’un nouveau marché demande un certain temps. «Nous, ça a été long avant d’entrer aux États-Unis», signale Michel Baril.

«Il ne faut pas s’attendre à des retombées avant 6 à 12 mois, renchérit Simon St-Pierre. Pour le moment, on se courtise. Viendra peut-être le petit bec puis la grande déclaration. Mais le développement pourrait s’accélérer si on tombe dans le mille avec un produit dont ils ont besoin.»

Bien que difficile à chiffrer, les retombées anticipées pourraient être importantes, de l’avis du dirigeant de Placages S.S.P. «Difficiles à évaluer, les retombées pourraient être extraordinaires. J’anticipe de belles retombées. Ça vaut la peine d’investir de tels efforts», fait valoir M. St-Pierre.

Michel Baril partage cet avis, lui aussi. «Juste le fait de connaître ce qui existe, flirter avec le marché de l’Europe de l’Est, ça vaut de quoi. C’est important même si on ne peut quantifier, pour le moment, les retombées», fait-il remarquer.

Les trois hommes d’affaires s’attendent bien à retourner en sol polonais. «On aura à y retourner», lance Simon St-Pierre. «Il est certain que des invitations vont se faire», renchérit Jean-Yves Mailhot. «Il y aura lieu de visiter des clients et des entreprises», ajoute Michel Baril.

Leur agent polonais est également attendu dans la région vers la fin du mois de juin.

Par ailleurs, la Corporation de développement économique prépare une mission en Chine, quelque part à l’automne. «Une visite qui s’organise par groupe d’entreprises et par secteur d’activités. Certaines entreprises recherchent des fournisseurs alors que d’autres, dans le domaine agroalimentaire notamment, souhaitent exporter leurs produits», mentionne le commissaire industriel à l’exportation, Mark Patrick Tame.

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