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Plaisir, compétition… et empanadas

2e Tournoi «Intergracional»

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Article mis en ligne le 21 avril 2008 à 14:02
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Plaisir, compétition… et empanadas
L’équipe de Manchester contre Bacelona, en finale
Plaisir, compétition… et empanadas
2e Tournoi «Intergracional»
Huit équipes de 12 joueurs ont pris part à la seconde édition du Tournoi «Intergracional» au Centre communautaire de Victoriaville, un événement organisé par l’Association Colombiens Bois-Francs dans le but de fraterniser entre colombiens, québécois et autres joueurs de toutes nationalités, dans un esprit sportif et familial. L’événement, qui a été remporté après un 7e lancer de pénalité par l’équipe de «Manchester», aura été aussi l’occasion pour plusieurs de constater à quel point, même dans le jeu, les différences culturelles doivent parfois trouver un terrain d’entente.
En tout, 110 joueurs ont participé à l’événement et environ 70 personnes se trouvaient dans les gradins pour les encourager. «Nous avons deux équipes de moins cette année, mais l’an dernier, l’école secondaire Le tandem-boisé nous avait «prêté» ses joueurs», a souligné un des responsables présents, Fernando Idalgo. Toutes ces personnes ont par la suite partagé un repas de tradition colombienne préparé par une équipe de bénévoles, où empanadas et limonade à la canne à sucre ont rapidement trouvé preneurs.

Mais si le tournoi était ouvert à tous, les organisateurs ont toujours du mal à trouver des participantes de la gente féminine… et des québécois. Seize joueuses ont été réparties à raison de deux par équipe. Les colombiens l’emportaient quant à eux par leur nombre, dans une proportion d’environ 60% de joueurs. Des participants de Victoriaville, mais aussi de Sherbrooke, Drummondville, Granby et Saint-Norbert ont participé au tournoi.

«Nous aurions aimé au moins obtenir un ratio moitié-moitié entre québécois et colombiens, a confié le président de l’association et organisateur Ricardo Delgado, qui explique le manque de participation par la belle température, mais aussi par la méconnaissance de l’événement et de l’association. «L’année prochaine, nous essaierons de développer encore plus loin l’aspect familial de l’événement. L’endroit est excellent pour jouer, mais pas très bon pour l’intégration. Il faudra trouver une façon que tout le monde soit ensemble, pour qu’il y aie un véritable échange», en a conclu M. Delgado.

Du côté des filles, les organisateurs pensent à développer un volet ballon-volant qui leur serait réservé. «C’est une idée qu’il nous reste à développer», a précisé le directeur de l’Association Colombiens Bois-Francs, Pascal Gardner.
Terrain… d’entente
Une fois sur le terrain, les différences culturelles sont aussi palpables et tout le monde doit mettre un peu d’eau dans son vin pour assurer le bon déroulement du tournoi.
«La grande différence est la compétitivité. Les personnes de nationalité sud-américaine sont très compétitives et une fois sur le terrain, elles sont là pour gagner!», note Fernando Idalgo. «Une fois sur le terrain, les joueurs n’ont plus envie de sortir!», ajoute Adriano Amarral, qui résume bien la résistance rencontrée par les arbitres du tournoi au moment d’effectuer les changements de joueurs.

«Pour aider à faire respecter un peu mieux les règles, nous avons imprimé et remis aux joueurs la liste de celles-ci en version bilingue, française et espagnole», a expliqué Ricardo Delgado, qui reprend également le même principe au niveau du nouveau bulletin de liaison de l’ACBF.

Les joueurs sud-américains ont également dû faire un compromis concernant le type de ballon pour jouer. «Les colombiens ont l’habitude de jouer avec un ballon de micro-football, qui est plus petit et plus percutant aussi. Ça rend le jeu un peu plus rude. Nous avons plutôt choisi d’adopter le ballon de soccer québécois», a ajouté Pascal Gardner.

Même la connotation du mot «Association» n’est pas la même. «Pour bien de québécois, adhérer à une association, c’est payer une cotisation et laisser les bénévoles faire leur travail. À l’autre extrémité, les colombiens entendent «association» et croient que ça les oblige à s’investir corps et âme dans un mouvement», souligne le directeur de l’ACBF.

«Je dois donc m’asseoir avec les personnes et leur expliquer que l’Association Colombiens Bois-Francs permet de se rassembler pour échanger et avoir du plaisir», explique finalement M. Gardner, qui rappelle que l’Association Colombiens Bois-Francs est ouverte à tous et qu’il y existe une excellente opportunité de mieux se connaître et de tisser des liens, entre voisins. Pour plus d’informations, il est maintenant possible de consulter leur site internet acbf.ngpg.ca .

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