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15 000 $ pour les Fêtes Victoriennes

Kateline Grondin par Kateline Grondin
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Article mis en ligne le 19 avril 2008 à 23:14
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15 000 $ pour les Fêtes Victoriennes
Le porte-parole «Todore Bouchonneau», incarné par René Caron, désapprouve l’émancipation prochaine des femmes de 1897…
15 000 $ pour les Fêtes Victoriennes
Excellente récolte pour le comité des Fêtes Victoriennes qui a réussi, avec un premier «Souper d’antan» bénéfice, samedi soir à la Place 4213, à amasser un montant de 15 000 $. «Ce montant surpasse le budget total que nous avions pour tenir la première édition, en 2000», s’est réjouit le président Denis Desrochers.
Au cours de cette soirée à saveur théâtrale, près de 250 invités ont eu droit à différents épisodes de «tirage de pipes et de pétage de bretelles», comme l’aura si bien mentionné la présidente France Auger, suivant les textes de Gaétan St-Arnaud et une mise en scène de Gilles Labrosse, entre chaque service.

D’une guerre de clochers entre les maires d’Arthabaskaville et de Victoriaville, aux prises de bec électorales entre les «bleus» et les «rouges», en passant bien sûr par le sempiternelle, mais combien délirant, sermon du premier évêque de Nicolet Elphège Gravel, incarné par André Raymond, tous les éléments y étaient pour plonger les convives au cœur de l’aventure victorienne de 1897 et leur donner un avant-goût de ce qui se prépare pour la prochaine édition. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça sentait les élections, au 4213, de même que l’émancipation des femmes. Mme Dandurant, Joséphine de son prénom, femme de lettres et journaliste, s’est même aventurée à discourir sur l’importance pour les femmes d’accéder au suffrage. «Et si on permettait aux femmes d’avoir cinq ou six enfants, au lieu de 15 ou 20, vous verrez alors que celles-ci sont capables de grandes réalisations!»

Parmi les moments cocasses de la soirée, sir Wilfrid Laurier, incarné par Stéphane Boily, promet l’impossible aux citoyens d’Arthabaskaville en assurant qu’ils auraient, avant 1900, leur propre salle de spectacle…

L’hôtesse de la soirée aux côtés d’Éric Mercier, qui jouait le sculpteur Alfred Laliberté, Mme Joseph Edna Girouard alias Vera Novaro était de son côté toute émoustillée de revoir son «marchand de Sainte-Adèle», Todore Bouchonneau, des «Pays d’en haut».

Le comédien René Caron s’est dit profondément touché d’avoir été de nouveau invité pour participer à la fête et a promis, en sa qualité de porte-parole, d’en faire la promotion partout sur son passage. «Je me sens privilégié de participer à cet événement que je considère empreint de noblesse. Tout y est, l’ambiance et l’histoire, c’est très enrichissant comme expérience!», a déclaré le comédien, qui visite depuis 18 ans les écoles du Québec afin de promouvoir la non-violence auprès des enfants.

Les visiteurs de la 9e édition, qui se tiendra du 28 au 31 août, auront le bonheur de croiser le comédien un peu partout durant l’événement. «Je serai de nouveau animateur pour la Soirée des tapeux de pieds, le vendredi, au concours de la Grande menterie, le samedi, en plus de participer au défilé et aux autres activités qui se dérouleront dans les rues», a confirmé René Caron.

Nouveau partenaire des Fêtes Victoriennes, Gratien Courtois signera le prochain grand bal victorien présenté au Colisée Desjardins. Afin de donner aux invités un avant-goût des danses qui seront exécutées par quelques-uns des meilleurs couples à qui il a eu autrefois l’occasion d’enseigner, cinq couples ont fait la démonstration de différentes valses, ainsi que d’un tango, une danse que le pape Pie X n’aurait jamais approuvée.
Promutuel Bois-Francs

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