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Agressions sexuelles : le choix des victimes est à respecter

Article mis en ligne le 15 avril 2008 à 19:02
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Agressions sexuelles : le choix des victimes est à respecter
Le Regroupement québécois des CALACS, Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, réagit à la campagne gouvernementale médiatique actuelle.

Le Regroupement québécois des CALACS se réjouit de la mise en place d’une vaste campagne médiatique afin de rejoindre les victimes d’agressions à caractère sexuel en plus de faire connaître la situation réelle en ce qui a trait à ces agressions et à leurs conséquences.

Toutefois, il est important de souligner, aux victimes d’agressions sexuelles, que des ressources peuvent répondre à leurs besoins, et cela, en dehors du contexte de judiciarisation.

En effet, en matière d’agression sexuelle, le taux de dénonciation, même s’il tend à augmenter, est encore très faible (il plafonne à moins de 12% depuis de nombreuses années), de même que le taux de rétention des plaintes.

Plusieurs victimes n’ont pas le désir immédiat de porter plainte ou encore voient leur plainte rejetée par les policiers ou par le procureur de la poursuite. Même si elles ne sont pas prêtes à dénoncer publiquement leur agresseur, elles doivent néanmoins se sentir épaulées dans leur démarche pour reconquérir leur vie. C’est la mission, entre autres, que remplissent les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

Nous comprenons qu’il était primordial, dans un premier temps, de positionner les agressions sexuelles comme un acte criminel et un problème de société important.

Les messages médiatiques atteignent leur but lorsqu’ils mettent en relief des statistiques pertinentes, comme le fait que l’agression sexuelle est une atteinte aux droits fondamentaux de la personne, qu’une femme sur trois en sera victime au cours de sa vie et que l’agresseur est une personne connue de la victime dans plus de 80% des cas.

Aussi, alors que la campagne actuelle en est à son premier volet auprès du grand public, il serait judicieux que le deuxième volet fasse la promotion des bonnes attitudes à adopter à l’égard des victimes, c’est-à-dire respecter leur choix de porter plainte ou non, respecter leur rythme, lutter contre les préjugés à leur endroit et prendre clairement position à l’effet que la responsabilité de l’agression est imputable à 100% à l’agresseur.

Carole Tremblay

Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS)

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