Antoine Tardif
«Nous aurions mérité un meilleur sort»
Ce ne fut pas une soirée forte en émotions que pour les trois joueurs des 20 ans du Titan d'Acadie-Bathurst, dimanche dernier, au terme de son élimination aux dépens des Sea Dogs de Saint John. À l'instar de ses trois coéquipiers qui ont vu leur stage junior prendre fin sur une amère défaite de 5 à 4, en prolongation, Antoine Tardif a également assisté à son dernier match sous l'étendard de la formation néobrunswickoise.
Le Daveluyvien prendra le chemin de Drummondville la saison prochaine, puisqu'il complètera la transaction qui a amené Maxime Fréchette et Drew Paris à Bathurst lors de la dernière période des échanges.
«Un peu comme les joueurs de 20 ans, ce fut une soirée forte en émotions pour moi après notre élimination. Ce matin (lundi), après les rencontres individuelles, j'ai ramassé mon équipement pour la dernière fois», a-t-il raconté.
Les Sea Dogs ont eu besoin de six matchs pour expédier le Titan en vacances. «C'est difficile à expliquer. Nous aurions mérité un meilleur sort. Les gars ont dominé tous les matchs», a-t-il ajouté, visiblement déçu de la tournure des événements. En ronde huitième de finale, le Titan avait disposé des Fog Devils de Saint John's en six parties.
Blessé à une cheville, Tardif n'a pu aider la cause des siens. Il est tenu à l'écart du jeu depuis près de trois mois.
«Je vais envoyer les résultats de mon test à résonnance magnétique à mon médecin de famille ainsi qu'à une agence de Montréal. Mes ligaments seraient complètement déchirés. Reste à savoir si je devrai être opéré ou non cet été. Je ne suis pas inquiet. Avec les traitements appropriés, tout devrait rentrer dans l'ordre», a expliqué le gardien.
À 17 ans, Tardif figurait sur les listes de la Centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey en vue du prochain repêchage qui aura lieu à Ottawa, en juin. Bien que les espoirs semblent minces, il espère qu'une équipe jettera son dévolu sur lui.
«Je ne crois pas qu'il faille lancer la serviette. Le fait de ne pas avoir joué durant trois mois ne m'avantage pas. C'est pourquoi je n'ai pas de grandes attentes, mais on ne sait jamais. Certaines formations professionnelles m'ont approché durant la saison. Mon agent (Stéphane Fiset) a également parlé à quelques recruteurs», a-t-il dit.
Antoine Tardif n'a pas caché sa déception de devoir quitter Bathurst. Il croit cependant que la transaction qui l'amènera à Drummondville pourrait être bénéfique pour sa carrière.
«C'est difficile de quitter l'équipe qui m'a repêché et tous mes coéquipiers. Dans les circonstances, la direction n'a pas eu le choix. Si je n'étais pas inclus comme compensation, les Voltigeurs n'acceptaient pas la transaction. Le Titan devait, de son côté, ajouter de la profondeur pour tenter d'aller jusqu'au bout. Dans cette optique, je suis content de quitter pour Drummondville. Ils auraient pu mettre la main sur bien d'autres gardiens, mais c'est moi qu'ils ont choisi», a expliqué Tardif.
Le jeune portier ne sera pas en terrain inconnu avec les Voltigeurs puisqu'il connaît bien l'entraîneur des gardiens Marco Marciano.
«Je m'entraîne souvent avec lui durant l'été. J'aime beaucoup travailler en sa compagnie. De plus, les Voltigeurs ont bien amorcé leur reconstruction la saison dernière. Nous devrions être compétitifs cette année», a-t-il ajouté.
Pour ce qui est du Titan, Tardif, bien qu'il n'ait pas eu l'occasion d'évoluer véritablement sous les ordres de l'ancien adjoint chez les Tigres, Ron Choules, croit que l'équipe est entre bonnes mains.
«Sans rien enlevé à Denis (Francoeur), Ron a fait tout un travail. Il faisait l'unanimité. Il a permis à l'équipe de connaître une fin de saison à la hauteur des attentes», a-t-il relaté.